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La réforme de France Télévisions liée à la suppression de la publicité en 2009 pourrait entraîner le départ de 1.000 salariés du groupe, selon des sources proches du dossier, ce qu'a aussitôt démenti la direction du groupe public. Un conseil d'administration extraordinaire s'est tenu mercredi soir à France Télévisions autour du PDG du groupe, Patrick de Carolis. De sources proches du dossier, M. de Carolis y aurait évoqué "une réflexion du gouvernement sur la possibilité de fusionner des services ou des chaînes et le départ de 1.000 personnes du groupe", qui en compte 11.000. Dans un communiqué, la direction de France Télévisions a démenti "catégoriquement et avec la plus grande fermeté les hypothèses de suppressions d'emplois dans le groupe audiovisuel public". "Les propos tronqués prêtés à Patrick de Carolis par une +source proche du dossier+ (ndlr: dans une dépêche de l'AFP) relèvent de la malhonnêteté intellectuelle, et ne correspondent ni au projet d'entreprise porté depuis près de trois ans, ni aux réformes en cours", indique le texte. Jeudi, l'intersyndicale de France Télévisions a été reçue par M. de Carolis. Interrogé par l'AFP, son porte-parole Jean-François Téaldi a indiqué que le PDG, questionné sur d'éventuelles suppressions d'emplois, avait répondu: "nous ne sommes pas dans cet état d'esprit, on doit pouvoir réorganiser autrement et jouer sur la mobilité pour ne pas en arriver là". Néanmoins "on en ressort encore plus inquiets qu'avant", a commenté le syndicaliste. Sur la compensation de la suppression de la publicité, de mêmes sources on indique qu'au total les besoins de financement du groupe pour 2009 sont de 1,147 milliard d'euros. Pour l'année 2008, le montant attendu des recettes publicitaires s'élève à 849 millions d'euros. Au 12 février, le retard constaté par rapport aux objectifs du 1er trimestre était de 37 millions d'euros. A la fin de 2008, l'estimation de la perte de recettes publicitaires est chiffrée à 203 millions d'euros, selon ces sources. Si la publicité était totalement interdite au 1er janvier 2009, il manquerait au groupe 854 millions en 2009. Le coût des programmes de substitution (soit 1.761 heures de programmes) s'élèverait pour sa part à 220 millions d'euros. Mercredi soir, le Conseil d'administration de France Télévisions s'est engagé à prendre des "mesures de gestion de précaution", dans le cadre de sa négociation avec l'Etat sur cette compensation. Ces mesures consisteront à "différer" les dépenses d'investissement les plus lourdes pour 2008 mais ne concerneront "ni les programmes, ni l'organisation interne de l'entreprise", selon la direction. Les trois ministres de tutelle (Culture, Budget, Economie) avaient auparavant demandé au groupe public de "efforts de gestion", en s'engageant sur une compensation du manque à gagner pour 2008 mais sans donner de chiffres.
Le Premier ministre François Fillon a vivement démenti sur France 3 cette éventualité: "c'est complètement fantaisiste, c'est ridicule, c'est grotesque". "Pas de suppression d'emploi, pas question de modifier le périmètre de la télé publique: c'est un engagement solennel qui a été pris par le président de la République, et je peux vous assurer que nous aurons à coeur de le faire respecter", a-t-il déclaré.
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