USA
 

Rédaction
31 janvier 2009

Acteurs et producteurs de Hollywood ont annoncé qu'ils allaient se rencontrer début février, une première depuis que leurs négociations sur une convention collective ont échoué en novembre. Dans un communiqué commun, le principal syndicat américain d'acteurs de cinéma et de télévision (SAG) et l'Alliance des producteurs de cinéma et de télévision (AMPTP) ont indiqué qu'ils allaient se retrouver les 3 et 4 février au siège de l'organisation patronale à Los Angeles. Le terme "négociations" n'est pas employé dans le texte du court communiqué envoyé à l'AFP et aucun autre détail n'a été fourni sur la nature de la rencontre. La diffusion de ce texte intervient au surlendemain du limogeage par la direction du SAG de son directeur et principal négociateur, Doug Allen, réputé être un tenant de la ligne dure dans les pourparlers avec les studios. Ce départ semblait éloigner la perspective d'une grève qui aurait pu paralyser la production audiovisuelle américaine, et laissait espérer une reprise rapide des négocations. La convention collective triennale liant le SAG et l'AMPTP a expiré en juin 2008 et les deux organisations se sont séparées en novembre sur un constat d'échec. Les acteurs continuent à travailler, mais sous le régime du précédent contrat. La presse professionnelle de Hollywood s'est quant à elle fait l'écho de dissensions au sein du SAG entre M. Allen, partisan d'une grève, et des "modérés", favorables à un compromis avec l'AMPTP. Parmi ces derniers, 1.400 membres du SAG, dont des acteurs de premier plan comme George Clooney, Susan Sarandon ou Sally Field, avaient récemment contesté la stratégie d'affrontement de M. Allen. Ces acteurs faisaient valoir que la situation actuelle, avec une économie américaine officiellement entrée en récession, ne plaçait pas leur syndicat en position de force pour négocier des avancées sociales. Pendant l'hiver 2007-2008, un arrêt de travail de 100 jours des scénaristes avait paralysé la production télévisuelle et cinématographique américaine, et provoqué un manque à gagner de jusqu'à deux milliards de dollars. Dans ses récentes négociations avec l'AMPTP, le SAG réclamait notamment une hausse des salaires pour les acteurs touchant moins de 100.000 dollars par an, et une augmentation des dividendes sur les ventes de DVD et d'oeuvres exploitées sur internet et sur les "nouveaux médias" numériques. Mais les studios ont accusé le SAG de manque de réalisme, affirmant que ces médias n'étaient pas encore rentables. Selon l'AMPTP, le SAG a refusé de sceller un accord comparable à ceux conclus en 2008 entre les producteurs et les syndicats des scénaristes (WGA) et des réalisateurs (DGA).

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