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Les ministres des Transports de l'Union européenne doivent donner ce mardi leur feu vert définitif au lancement de Galileo, le programme européen de navigation par satellite qui doit permettre à l'Europe d'avoir, à partir de 2008, un système équivalent au GPS américain. Le sommet européen de Barcelone, les 15 et 16 mars, a montré que les Quinze, après des années d'hésitation, étaient finalement prêts à lancer le projet, dont le coût total est estimé entre 3,2 milliards et 3,6 milliards d'euros, jusqu'à sa mise en service en 2008. Depuis, les négociations ont bien avancé et les Quinze sont désormais quasiment d'accord sur la manière dont va être gérée le projet, expliquait-t-on de sources concordantes à la fin de la semaine. Les 1,1 milliard d'euros que coûtera la phase de développement du système, jusqu'à la fin 2005, seraient couverts à parité par l'Agence spatiale européenne (ESA) et le budget communautaire, à travers une société contrôlée par l'ESA et l'UE et qui sera chargée de porter Galileo pendant ses premières années. La phase de déploiement coûtera de 2,1 et 2,5 milliards d'euros. Le financement devrait être couvert par "au moins" deux tiers de fonds privés apportés par le concessionnaire, et "au plus" un tiers de fonds publics, selon les objectifs que devraient se fixer les Quinze lors de leur réunion de mardi. Après 2008, les Quinze continueront à financer pendant quelques années le concessionnaire, pour l'aider à couvrir les coûts d'exploitation du système. Estimés à 220 millions d'euros par an, ces coûts ne pourront pas, au moins au début, être entièrement couverts par les recettes commerciales de Galileo. Mardi, les Quinze devront encore se mettre d'accord sur le siège de l'entreprise commune qui va porter Galileo pendant ses premières années. La Commission ayant proposé la ville de Bruxelles, pour des raisons pratiques, mais les Quinze ont encore à étudier des problèmes de nature fiscale. Les Quinze devront également décider si oui ou non les entreprises privées doivent être autorisées à participer au capital de la société qui portera les débuts de Galileo à partir de 2002. La Commission y est très favorable, mais la Grande-Bretagne et les Pays-Bas veulent une entreprise 100 % publique, pour éviter d'éventuels conflits d'intérêt. Une fois réglé les problèmes d'intendance, les Quinze devront aussi s'employer à calmer les inquiétudes des Etats-Unis quant aux implications militaires et stratégiques de Galileo. "Galileo est un système civil, contrôlé par des civils", répète-t-on à la Commission européenne. "Mais on ne va pas se tirer une balle dans le pied: si les militaires veulent payer pour des applications militaires de Galileo, on ne le refusera pas", déclarait de son côté une source diplomatique vendredi. Galileo doit être plus précis et plus fiable que le GPS, tout en étant interopérable avec lui, pour permettre aux utilisateurs de combiner les informations fournies par les deux systèmes et arriver à une précision encore meilleure.
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