
GoPro a annoncé que son conseil d'administration avait validé un plan de restructuration destiné à réduire les coûts d'exploitation et à améliorer son levier opérationnel.
Ce plan prévoit la suppression d'environ 145 postes dans le monde, soit près de 23 % des 631 salariés que comptait l'entreprise à la fin du premier trimestre. La mise en œuvre doit débuter au deuxième trimestre 2026 et être largement achevée d'ici la fin de l'année.
La société estime que cette restructuration entraînera une charge comprise entre 11,5 et 15 millions de dollars. Ces coûts incluent notamment des indemnités de départ et la prise en charge temporaire de frais de santé pour les employés concernés. GoPro précise que ces estimations restent soumises à plusieurs hypothèses, notamment les obligations légales propres à chaque pays, et que les montants finaux pourraient différer sensiblement.
Les affaires vont mal pour GoPro principalement en raison d'une baisse structurelle des ventes de caméras d'action. En 2025, le chiffre d'affaires a chuté de 19 % à 652 millions de dollars, avec environ 2 millions d'unités vendues (-20 %). Cette érosion s'explique par une concurrence accrue de DJI et Insta360, qui ont gagné des parts de marché, mais aussi par l'amélioration continue des caméras de smartphones, qui remplacent souvent les usages occasionnels.
S'ajoutent des pressions macroéconomiques (tarifs douaniers, hausse des coûts de mémoire flash et contraintes d'approvisionnement) qui pèsent sur les marges et les délais de lancement. Malgré des efforts pour diversifier via les abonnements et l'IA, les résultats restent dans le rouge (perte nette de 93 millions de dollars sur l'année), obligeant l'entreprise à restructurer en profondeur.
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