Tesla
 

La France ne valide pas le système Full Self-Driving de Tesla

Frédéric SCHMITT
22 juillet 2026 à 19h33  
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La France a clarifié sa position concernant le système Full Self-Driving de Tesla, soulignant des préoccupations en matière de sécurité qui empêchent son autorisation dans sa forme actuelle.

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a détaillé les motifs de cette décision dans une déclaration vidéo. Il reconnaît les avancées technologiques du système tout en estimant que les compromis en matière de sécurité restent insuffisants.

Le ministre identifie deux principaux freins. D'une part, le système permet des dépassements de vitesse non sollicités. Lorsque les véhicules environnants roulent plus vite, il peut adapter sa vitesse à 70 km/h au lieu de la limite de 50 km/h sans intervention explicite du conducteur. D'autre part, le suivi de l'attention du conducteur ne garantit pas un niveau optimal dans les environnements urbains et lors des manœuvres complexes telles que les changements de voie, les intersections ou les ronds-points.

Ces observations reposent sur des données analysées par les autorités françaises. Elles concernent le comportement du logiciel en conditions réelles de circulation.

L'approbation des systèmes de conduite automatisée s'inscrit dans un cadre harmonisé au niveau de l'Union européenne. Plusieurs pays ont déjà accordé des autorisations provisoires, comme les Pays-Bas, tandis que d'autres attendent l'issue des discussions au sein du comité technique européen. La France, par l'intermédiaire de son autorité de réception des véhicules, a indiqué qu'elle ne procéderait pas à une autorisation nationale tant que l'examen européen n'est pas terminé.

Cette position reflète une préférence pour une approche coordonnée plutôt qu'unilatérale. Des autorisations provisoires nationales peuvent être reconnues mutuellement, mais une décision finale de la Commission ou du comité technique pourrait influencer l'ensemble des États membres.

Si l'Union européenne valide le système via ses instances compétentes, la France pourrait être amenée à aligner sa réglementation nationale sur cette décision commune. Les règles d'approbation et de reconnaissance mutuelle limitent la marge de manœuvre des États membres dans ce domaine. Cependant, des aspects liés au code de la route ou à la surveillance des conducteurs pourraient rester sous compétence nationale. On le voit notamment avec les autocollants Angles morts obligatoires sur les circulants en France.

Les discussions européennes se poursuivent et détermineront les prochaines étapes pour le déploiement du système sur le territoire français.

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