
Disney+ Premium : sans réponse à sa mise en demeure, Que Choisir Ensemble menace de saisir la justice
Plus d'un mois après avoir mis en demeure Disney+, l'association Que Choisir Ensemble hausse le ton. Dans un billet publié le 26 octobre 2026, sa présidente, Marie-Amandine Stévenin, affirme qu'aucun « retour circonstancié » ni changement n'a été apporté par la plateforme depuis la mise en demeure adressée fin septembre.
Une offre Premium amputée de ses atouts
Au cœur du litige, la dégradation de la qualité d'image de l'offre Disney+ Premium, facturée 15,99 euros par mois contre 10,99 euros pour l'offre Standard. Selon l'enquête de l'association, le Dolby Vision a d'abord disparu en début d'année, suivi du HDR, puis de la 4K Ultra HD durant l'été, sans que le tarif soit revu à la baisse.
Ces retraits découlent d'un litige de brevets entre Disney et la société américaine InterDigital. Une injonction obtenue devant un tribunal allemand, liée au codec HEVC, visait plusieurs pays européens, dont la France. Début août, Disney France avait indiqué avoir mis en œuvre « une technologie alternative » pour rétablir progressivement la 4K UHD, tout en reconnaissant qu'elle pouvait rester temporairement indisponible sur certains appareils. Que Choisir Ensemble relève que cette 4K repose désormais sur le codec VP9, compatible avec un nombre plus restreint d'équipements.
Les demandes de l'association
Que Choisir Ensemble reproche aussi à la plateforme un défaut d'information : les nouvelles limites figurent sur le site sous des mentions restrictives comme « jusqu'à la 4K Ultra HD », tandis que les abonnés existants n'auraient reçu qu'un courriel jugé tardif et lacunaire. Certains clients ont obtenu un geste commercial après réclamation, mais aucune politique d'indemnisation globale n'a été mise en place, selon l'association.
Ses exigences restent inchangées : respecter les engagements de l'offre Premium ou en ajuster le prix, informer clairement les abonnés de toute dégradation du service, mettre fin à toute communication commerciale trompeuse et indemniser « automatiquement et équitablement » l'ensemble des abonnés lésés.
Vers une action en justice ?
L'association se félicite que d'autres associations européennes de consommateurs partagent ses demandes et aient engagé des démarches similaires. « Faute de réponses et d'engagements concrets de Disney+, nous nous réservons le droit de saisir la justice pour faire respecter les droits des consommateurs », conclut Marie-Amandine Stévenin. Le billet ne fixe aucun délai et aucune procédure n'est engagée à ce stade.
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