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Face à la grogne de certains producteurs et professionnels du cinéma, Nathalie Bloch-Lainé, directrice des acquisitions des films français de Canal+, défend dans un entretien à l'AFP sa "liberté de choix" dans le cadre du "respect de ses obligations d'investissements". "Nous ne sommes pas un guichet, il n'y a pas un prix unique de l'investissement, et dans le cadre de nos obligations, nous sommes libres de nos choix", déclare Mme Bloch-Lainé. Certains professionnels affirment que Canal+ "détourne l'esprit" de ses obligations d'investissement et soutient de moins en moins la production indépendante au profit des films à gros budget ou produits par ses filiales. "Aujourd'hui, nous sommes la seule chaîne à respecter des quotas de diversité", observe Mme Bloch-Lainé. "Personne ne peut nous reprocher de ne pas respecter nos obligations. Nous sommes au contraire très en avance". La loi oblige Canal+ à investir 20% de son chiffre d'affaires annuel dans l'achat de films. Sur ces 20%, 9% doivent revenir à des oeuvres d'expression française, dont 45% sont réservés à des films au budget inférieur à 5,3 millions d'euros. C'est la fameuse "clause de diversité". Depuis le début de l'année 2002, la chaîne affirme avoir acquis 128 films au total, pour 120 millions d'euros, dont 86 films récents pour 109 M EUR", "sachant que ce sont des engagements fermes et que nous préachetons environ 100 films par an", précise Mme Bloch-Lainé. "Sur ces 86 films, 62 ont un budget inférieur à 5,3 M EUR, pour un montant d'environ 54 M EUR. Un tiers sont des premiers films", dit-elle. "Nous avons investi cette année 20 M EUR chez les producteurs dépendants de Canal+, contre 18 M EUR en 2001", précise-t-elle encore. Le ton monte néanmoins entre la chaîne et le cinéma français. Canal+ a annulé une réunion de travail initialement prévue ce mercredi avec les organisations professionnelles du cinéma, s'estimant victime d'un "procès d'intention" de la part de certains professionnels. "Nous avons des obligations, nous les respectons dans l'esprit et dans la lettre", se défend Mme Bloch-Lainé, tout en reconnaissant qu'en mars 2002, à l'occasion d'une "réunion d'étape annuelle" avec les professionnels, elle avait estimé que la clause de diversité "n'était pas en phase avec la réalité du marché" et avait proposé sa modification. "Depuis, les accords avec les professionnels ont été annexés à la convention de Canal+ (avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel) et je ne travaille pas dans une autre perspective", assure-t-elle. Aux producteurs, qui affirment que Canal+ achète moins de films, Mme Bloch-Lainé rétorque: "Certains de ceux qui se plaignent regrettent avant tout que leurs propres films n'aient pas été achetés". Elle note aussi qu'il y a chaque année "de plus en plus de films produits, donc de plus en plus de réponses négatives" de la part de Canal+. "J'espère que nous allons sortir de cette polémique et revenir à un dialogue plus objectif", conclut-elle.
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