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L'industrie américaine du disque, gênée par une décision judiciaire favorable aux sites de musique gratuite, recourt désormais à l'intimidation directe pour combattre le piratage numérique, au risque de "déclarer une guerre ouverte" aux internautes selon l'un de ces sites. Les professionnels de la musique ont décidé cette semaine de s'adresser directement aux adeptes du partage illégal de chansons sur internet en envoyant sur leur ordinateur un message en forme de mise en garde paternaliste: "Ne volez pas la musique, vous risquez des poursuites judiciaires!". Concrètement, l'industrie a demandé à une société informatique de se charger d'envoyer ces messages instantanés, en retournant à son avantage la technologie de communication directe entre internautes utilisée sur les sites KaZaA et Grokster, comptant avec Morpheus parmi les plus célèbres réseaux P2P, permettant l'échange de fichiers musicaux de "particulier à particulier". Cette campagne, présentée comme "éducative", est soutenue par une vingtaine d'associations représentant auteurs, compositeurs et éditeurs, et a donné lieu à la création d'un site internet (www.musicunited.net). Selon la presse américaine, le cap du million de messages doit être atteint en fin de semaine. "Malheureusement, beaucoup d'utilisateurs des systèmes comme KaZaA et Grokster peuvent avoir la fausse impression que ce qu'ils y font est maintenant légal. En réalité, toutes les décisions de justice concernant les réseaux P2P ont confirmé la nature illégale de la diffusion ou du téléchargement sans autorisation de musique protégée par des droits d'auteur", a écrit l'association américaine des professionnels du disque (RIAA) dans un communiqué. La RIAA, initiatrice de cette campagne et bras armé des professionnels dans leur récente offensive judiciaire contre les "pirates", faisait allusion à une décision de justice rendue le 25 avril en Californie en faveur de sites de musique gratuite. Selon cette décision d'un juge fédéral, les sociétés StreamCast Networks (exploitant Morpheus) et Grokster ne peuvent être tenues responsables de la violation des "copyrights" par ses utilisateurs. "Grokster et Streamcast ne sont pas si différents des sociétés qui vendent des magnétoscopes ou des photocopieuses, qui peuvent être et sont utilisés pour violer les droits sur la propriété intellectuelle", a notamment écrit le juge Wilson pour motiver sa décision. La RIAA avait immédiatement annoncé son intention de faire appel. Selon le site musicunited.net, "plus de 2,6 milliards de fichiers musicaux sont illégalement téléchargés chaque mois", à la faveur notamment du développement croissant de l'accès internet à haut débit depuis l'an 2000. Les professionnels, inquiets de la baisse constante des ventes d'albums depuis trois ans, martèlent leur mise en garde avec le concours de plusieurs grands noms. "Est-ce que vous iriez dans un magasin de disques pour voler un CD?" interroge ainsi la chanteuse américaine Britney Spears sur le site dédié. "Tous ceux qui aiment la musique devraient être capables d'apprécier les magnifiques enregistrements qui sont créés", renchérit le ténor italien Luciano Pavarotti. Cité dans la presse américaine mercredi, le président de Grokster s'est emporté contre ce qu'il considère comme une volonté délibérée d'"intimider" les internautes fans de musique. "Tout ce qu'ils sont en train de faire est de déclarer une guerre ouverte contre leurs propres clients", a déclaré Wayne Russo. "J'espère qu'ils sont heureux de vivre dans leur propre recréation du 6ème cercle de l'Enfer de Dante" (le cercle qui condamne les hérétiques dans la "Divine Comédie", ndlr).
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