Un grand merci à vous deux pour ce complément sur les intercalaires normands .
Cette revue "Antennes" est une mine d'informations , et le travail de mesures accomplies à l'époque était très rigoureux et acrobatique !
Bien avant la TNT... Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60
N6
nono 63
le 16/10/2018 à 00:47:32
A
aragatz
le 20/10/2018 à 16:59:13
Je lis plus que je ne publie et je suis E-PA-TEE de toutes ces archives, bravo, surtout Colorix et Kiki37 !!! De quoi faire un véritable site, même s'il existe déjà celui de Thierry Vignaud et hertzien.fr d'Olivier Guillard... Continuez à nous enrichir de vos documents, svp, on ne s'en lasse pas !!!...
C
Colorix
le 20/10/2018 à 20:51:06
Bonjour et merci Aragatz pour ce message sympa.
merci également et bienvenue sur le forum (Kiki37)
Cela prend en effet beaucoup de temps pour récupérer et traiter les informations et documentations nécessaires pour ce "Tour de France" dont nous célébrerons d'ailleurs les cinq ans d'existence le mois prochain.
Nous allons poursuivre avec la Bretagne et ses trois émetteurs de Rennes, Vannes et Brest.
Brest qui, les plus âgés s'en souviendront, a subi début 1974 un attentat privant des milliers de foyers bretons de radio FM et de télévision pendant plusieurs longs mois, et qui malheureusement coûta la vie à son chef de centre, dont le coeur ne supporta pas la vision de son pylône de 220 mètres effondré sur la quasi-totalité des installlations techniques.
Pour l'instant, nous allons évoquer l'émetteur provisoire qu'avait mis en place la R.T.F. de 1957 à 1959 en attendant la mise en service de celui de Rennes Saint-Pern.
Cordialement,
merci également et bienvenue sur le forum (Kiki37)
Cela prend en effet beaucoup de temps pour récupérer et traiter les informations et documentations nécessaires pour ce "Tour de France" dont nous célébrerons d'ailleurs les cinq ans d'existence le mois prochain.
Nous allons poursuivre avec la Bretagne et ses trois émetteurs de Rennes, Vannes et Brest.
Brest qui, les plus âgés s'en souviendront, a subi début 1974 un attentat privant des milliers de foyers bretons de radio FM et de télévision pendant plusieurs longs mois, et qui malheureusement coûta la vie à son chef de centre, dont le coeur ne supporta pas la vision de son pylône de 220 mètres effondré sur la quasi-totalité des installlations techniques.
Pour l'instant, nous allons évoquer l'émetteur provisoire qu'avait mis en place la R.T.F. de 1957 à 1959 en attendant la mise en service de celui de Rennes Saint-Pern.
Cordialement,
Édité par kiki37 le 20/10/2018 à 21:21:04
C
Colorix
le 20/10/2018 à 20:51:43
Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60 : la Bretagne
1) Rennes (Cesson-Sévigné) " Buttes de Coësmes" ou" Mont Couesme"
Lors de l'étape précédente en Normandie, nous avons pu voir que le développement du réseau de télévision dans l'Ouest prenait un certain retard. Certains fabricants de téléviseurs n'hésitaient pas, pourtant, à inciter les Bretons situés dans la zone de réception de la B.B.C. de Jersey, à s'équiper d'un récepteur multistandard captant (déjà) les trois définitions de 405, 625 et 819 lignes :

Document © Ouest-France(1956)


Spécial Salon de la Radio-Télévision 1957
Document © Le Haut-Parleur (1956)
Les émetteurs principaux(Rennes, Le Mans, Nantes) étaient initialement programmés pour 1957, ainsi que l'annonçait une longue étude, très détaillée et complète, du journal Ouest-France intitulée "La télévision en marche vers l'Ouest", publiée dans ses éditions des 15 et 16 mai 1956 :


Cliquer dans l'image ou ici pour une parfaite lisibilité de cet article
Document © Ouest-France(1956)
Mais ces émetteurs de grande puissance virent leurs dates de mise en service repoussée de plusieurs années (1959, et même 1960 pour Nantes), ainsi qu'en témoigne cet article rendant compte des réductions sévères de crédits imposées par le gouvernement à cette époque:


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Document © Ouest-France(1956)
A Saint-Pern, ainsi qu'il est précisé ci-dessus, on se retrouve dans cette situation paradoxale où la .R.T.F., après avoir pratiquement tout construit sur le site, se retrouve avec un pylône et la quasi-totalité des bâtiments achevés, mais pas d'émetteur ni d'antennes puisqu'il n'y a plus de crédits pour les faire livrer.
Le faisceau hertzien établi via Rouen et Caen depuis 1955-1956 ne passe pas par Saint-Pern, distant de 30 km environ au nord-ouest de Rennes, mais par Cesson-Sévigné, à 4 km environ à l'est de la ville, au lieu-dit "Les Buttes de Coësmes" que la R.T.F. désignera "Mont Couesme" en y installant un émetteur provisoire de 50 Watts crête-image. Celui-ci sera mis en service le 4 avril 1957, en même temps que son homologue nantais de même puissance. Le succès fut immédiat, la télévision arrivant dans les deux grandes villes de l'Ouest au moment même où la France accueillait à Paris la jeune reine Elizabeth II en visite officielle, très largement couverte par les équipes de la R.T.F. (nous y reviendrons dans l'étape "Pays de la Loire").
On dispose de peu d'éléments sur cet émetteur provisoire des buttes de Coësmes qui fonctionnait déjà sur le canal F5-H retenu pour celui de Saint-Pern, et dont les fréquences (164 MHz pour l'image, 175,15 MHz pour le son), à cause du 819 lignes trop gourmand en bande passante, étaient situées "hors bande" grâce à un accord avec les P.T.T. De ce fait, l'émetteur breton ne risquait pas d'interférences mutuelles avec les nombreuses stations Bande III d'Outre-Manche mises en place par l'I.T.A. (Independent Television Authority, gérant les stations commerciales).
Du point de vue géographique et démographique, à l'époque les "Buttes de Coësmes" ne comportaient que des champs et pâturages au milieu desquels cette tour de béton de 65 mètres de haut, isolée dans cette verdure, paraissait plutôt incongrue :
Les choses allaient évoluer considérablement une quinzaine d'années plus tard, avec, à sa base, la venue du C.C.E.T.T. (Centre Commun d'Etudes de Télévision et de Télécommunications, commun à l'ORTF et aux PTT) et progressivement tout autour, diverses entreprises spécialisées dans l'électronique et les télécommunications. qui allaient constituer, à terme, le grand pôle d'activité tertiaire "Rennes Atalante" dominé dès 1976 par la nouvelle grande tour hertzienne de ce qui était alors la Direction Régionale Ouest de TéléDiffusion de France :


1976 : dominant le nouveau quartier de Beaulieu qui fait partie du futur pôle Rennes-Atalante,
la nouvelle tour hertzienne de TéléDiffusion de France va bientôt remplacer celle de 1956.
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Document © Delcampe.net


Pôle technologique Rennes-Atalante, 2017 : la tour hertzienne
et les bureaux de TDF voisinent avec ceux d'Orange Labs
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Document © Google Street View (2017)
Il semblerait, ainsi que l'indique l'article ci-dessous évoquant le changement d'orientation des antennes à prévoir pour les Rennais lors de la mise en route de Saint-Pern, que l'émetteur provisoire ait été équipé d'un pylône propre de 80 mètres de haut, et n'ait donc pas utilisé, comme à Reims Vrigny, Metz Mont Saint-Quentin ou Dijon Mont Afrique, la tour de 65 mètres du relais hertzien pour y installer les antennes émettrices. Ceci était sans doute dû à la conception de la tour qui, comme à Erbray et Saint-Herblain, était assez étroite et ne comportait aucune plateforme permettant d'y poser les panneaux de la bande III.
Le 15 août 1959, l'émetteur définitif de Saint-Pern est enfin en mesure de prendre la suite, avec une puissance crête-image 400 fois supérieure à celle des Buttes de Coësmes avec un pylône presque trois fois plus grand, mais les quelques milliers de téléspectateurs rennais se voient contraints de faire modifier l'orientation de leur antenne, de l'est vers le nord-ouest de l'agglomération :


Après deux ans de bons et loyaux services, du 4 avril 1957 au 15 août 1959,
le petit émetteur provisoire des "Buttes de Coësmes" tire sa révérence...
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Document © Ouest-France(1959)
1) Rennes (Cesson-Sévigné) " Buttes de Coësmes" ou" Mont Couesme"
Lors de l'étape précédente en Normandie, nous avons pu voir que le développement du réseau de télévision dans l'Ouest prenait un certain retard. Certains fabricants de téléviseurs n'hésitaient pas, pourtant, à inciter les Bretons situés dans la zone de réception de la B.B.C. de Jersey, à s'équiper d'un récepteur multistandard captant (déjà) les trois définitions de 405, 625 et 819 lignes :

Document © Ouest-France(1956)


Spécial Salon de la Radio-Télévision 1957
Document © Le Haut-Parleur (1956)
Les émetteurs principaux(Rennes, Le Mans, Nantes) étaient initialement programmés pour 1957, ainsi que l'annonçait une longue étude, très détaillée et complète, du journal Ouest-France intitulée "La télévision en marche vers l'Ouest", publiée dans ses éditions des 15 et 16 mai 1956 :
A gauche, la tour hertzienne qui a hébergé l'émetteur provisoire de Rennes de 1957 à 1959
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Document © Ouest-France(1956)
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Document © Ouest-France(1956)
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Document © Ouest-France(1956)
Document © Ouest-France(1956)


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Document © Ouest-France(1956)
Mais ces émetteurs de grande puissance virent leurs dates de mise en service repoussée de plusieurs années (1959, et même 1960 pour Nantes), ainsi qu'en témoigne cet article rendant compte des réductions sévères de crédits imposées par le gouvernement à cette époque:


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Document © Ouest-France(1956)
A Saint-Pern, ainsi qu'il est précisé ci-dessus, on se retrouve dans cette situation paradoxale où la .R.T.F., après avoir pratiquement tout construit sur le site, se retrouve avec un pylône et la quasi-totalité des bâtiments achevés, mais pas d'émetteur ni d'antennes puisqu'il n'y a plus de crédits pour les faire livrer.
Le faisceau hertzien établi via Rouen et Caen depuis 1955-1956 ne passe pas par Saint-Pern, distant de 30 km environ au nord-ouest de Rennes, mais par Cesson-Sévigné, à 4 km environ à l'est de la ville, au lieu-dit "Les Buttes de Coësmes" que la R.T.F. désignera "Mont Couesme" en y installant un émetteur provisoire de 50 Watts crête-image. Celui-ci sera mis en service le 4 avril 1957, en même temps que son homologue nantais de même puissance. Le succès fut immédiat, la télévision arrivant dans les deux grandes villes de l'Ouest au moment même où la France accueillait à Paris la jeune reine Elizabeth II en visite officielle, très largement couverte par les équipes de la R.T.F. (nous y reviendrons dans l'étape "Pays de la Loire").
On dispose de peu d'éléments sur cet émetteur provisoire des buttes de Coësmes qui fonctionnait déjà sur le canal F5-H retenu pour celui de Saint-Pern, et dont les fréquences (164 MHz pour l'image, 175,15 MHz pour le son), à cause du 819 lignes trop gourmand en bande passante, étaient situées "hors bande" grâce à un accord avec les P.T.T. De ce fait, l'émetteur breton ne risquait pas d'interférences mutuelles avec les nombreuses stations Bande III d'Outre-Manche mises en place par l'I.T.A. (Independent Television Authority, gérant les stations commerciales).
Du point de vue géographique et démographique, à l'époque les "Buttes de Coësmes" ne comportaient que des champs et pâturages au milieu desquels cette tour de béton de 65 mètres de haut, isolée dans cette verdure, paraissait plutôt incongrue :
Le carré blanc à gauche du milieu de l'image est la tour hertzienne des Buttes de Coësmes.
(voir agrandissement ci-dessous)
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Document © EMAT;PHOTOS&missionId=missions.4977328" rel="nofollow" target="_blank">I.G.N.
(voir agrandissement ci-dessous)
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La tour hertzienne des Buttes de Coësmes en mai 1960, un an après le transfert à Saint-Pern.
(détail agrandi de l'image ci-dessus)
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Document © EMAT;PHOTOS&missionId=missions.4977328" rel="nofollow" target="_blank">I.G.N.
(détail agrandi de l'image ci-dessus)
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Document © EMAT;PHOTOS&missionId=missions.4977328" rel="nofollow" target="_blank">I.G.N.
Dominant la campagne environnant Cesson-Sévigné, la tour hertzienne dans les années 60
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Document © Delcampe.net
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Les choses allaient évoluer considérablement une quinzaine d'années plus tard, avec, à sa base, la venue du C.C.E.T.T. (Centre Commun d'Etudes de Télévision et de Télécommunications, commun à l'ORTF et aux PTT) et progressivement tout autour, diverses entreprises spécialisées dans l'électronique et les télécommunications. qui allaient constituer, à terme, le grand pôle d'activité tertiaire "Rennes Atalante" dominé dès 1976 par la nouvelle grande tour hertzienne de ce qui était alors la Direction Régionale Ouest de TéléDiffusion de France :


1976 : dominant le nouveau quartier de Beaulieu qui fait partie du futur pôle Rennes-Atalante,
la nouvelle tour hertzienne de TéléDiffusion de France va bientôt remplacer celle de 1956.
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Document © Delcampe.net


Pôle technologique Rennes-Atalante, 2017 : la tour hertzienne
et les bureaux de TDF voisinent avec ceux d'Orange Labs
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Document © Google Street View (2017)
Il semblerait, ainsi que l'indique l'article ci-dessous évoquant le changement d'orientation des antennes à prévoir pour les Rennais lors de la mise en route de Saint-Pern, que l'émetteur provisoire ait été équipé d'un pylône propre de 80 mètres de haut, et n'ait donc pas utilisé, comme à Reims Vrigny, Metz Mont Saint-Quentin ou Dijon Mont Afrique, la tour de 65 mètres du relais hertzien pour y installer les antennes émettrices. Ceci était sans doute dû à la conception de la tour qui, comme à Erbray et Saint-Herblain, était assez étroite et ne comportait aucune plateforme permettant d'y poser les panneaux de la bande III.
Le 15 août 1959, l'émetteur définitif de Saint-Pern est enfin en mesure de prendre la suite, avec une puissance crête-image 400 fois supérieure à celle des Buttes de Coësmes avec un pylône presque trois fois plus grand, mais les quelques milliers de téléspectateurs rennais se voient contraints de faire modifier l'orientation de leur antenne, de l'est vers le nord-ouest de l'agglomération :


Après deux ans de bons et loyaux services, du 4 avril 1957 au 15 août 1959,
le petit émetteur provisoire des "Buttes de Coësmes" tire sa révérence...
Cliquer dans l'image ou ici pour une parfaite lisibilité de cet article
Document © Ouest-France(1959)
Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 14:49:23
K
kiki37
le 20/10/2018 à 20:53:04
réservé pour compléments d'informations


Édité par kiki37 le 20/10/2018 à 20:56:09
C
Colorix
le 20/10/2018 à 20:54:18
Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60 : la Bretagne
2) Rennes "Saint-Pern" ou" Bécherel"
Le 15 août 1959, après quelques semaines d'essais, l'émetteur de 20 kW situé à 30 km au nord-ouest de Rennes remplaçait définitivement celui de 50 Watts relayant, de Cesson-Sévigné, le programme national depuis le 4 avril 1957.






Les 4501 téléspectateurs rennais déclarés étaient donc, comme d'autres avant eux à Lille, Metz, Reims ou Dijon, amenés à faire réorienter leur antenne vers le nouveau pylône de 190 mètres :
La R.T.F. avait fait le bon choix avec ce site, le plus élevé (160 mètres) du département : la télévision pouvait être désormais reçue dans une vaste zone couvrant toute l'Ille-et-Vilaine, la quasi totalité des Côtes-du-Nord (actuelles Côtes d'Armor), le sud de la Manche, l'ouest de la Mayenne, le nord-ouest du Maine-et-Loire, le nord de la Loire-Atlantique, l'est du Morbihan, ainsi que l'île anglo-normande de Jersey. De plus, son canal F5-H "hors bande" (164 - 175,15 MHz) était à l'abri de toute interférence avec les émetteurs bande III de l'I.T.A. en cours de déploiement sur les îles britanniques.
Quelque temps plus tard, en prévision du futur émetteur du Finistère qui sera mis en service sur le Roc Trédudon en septembre 1961, mais aussi de la station de télécommunications spatiales de Pleumeur-Bodou mise en chantier près de Lannion (Côtes d'Armor) dès avril de cette même année, une tour de relais hertzien est érigée à la Barre de Longaulnay, à un jet de pierre du bourg de Bécherel pour relayer vers les réseaux T.V. de la R.T.F. et de l'Eurovision les liaisons transcontinentales du satellite Telstar :
Cette tour est d'un type totalement nouveau, qui rompt avec celui précédemment en usage (large maçonnerie carrée surmontée de vastes plateformes, exploitation par du personnel sur place). Elle fait partie d'une liaison totalement nouvelle, mise en place par le département des Lignes à Grande Distance (LGD) du Centre National d'Etudes des Télécommunications (CNET) comme l'explique cet extrait d'un article de la défunte revue Electronique Applications consacré aux Faisceaux hertziens dans son n° 5 de mars 1978 (cliquer ici pour la copie PDF intégrale de cet article, malheureusement de piètre qualité)
Ainsi que l'explique cet article, la liaison initiée par les P.T.T. en 1956 ne transitera donc pas par Saint-Pern, elle sera directe entre les tours de Cesson-Sévigné, de Longaulnay - La Barre (Bécherel), Trédaniel/Plessala - Bel Air (à 25 km au sud-est de Saint-Brieuc) et Kerien - Roc'H Glaz Bihan (à 17 km au sud de Guingamp) jusqu'au centre émetteur de Roc Trédudon qui sera mis en service en juillet 1961. Des "antennes" de ce faisceau hertzien seront établies, d'une part vers Lannion (et la station spatiale de Pleumeur-Bodou) et Quimper (pour les liaisons téléphoniques interurbaines).


L'inauguration officielle de l'émetteur aura lieu quelques mois plus tard, après les mises au point de divers réglages qui se poursuivent jusqu'à l'automne :


Finalement, le 30 octobre 1959, le premier grand émetteur breton est officiellement inauguré par le ministre Roger Frey accompagné du Directeur Technique de la R.T.F., l'inamovible Général Leschi, avec un petit programme spécial humoristique diffusé à cette occasion, prémisse de ce qui allait donner plus tard la voie aux émissions régionales de Bretagne :


Deux émetteurs radio F.M. de 12 kW sont mis en service à Saint-Pern, l'un en 1962 sur 89,9 MHz pour diffuser le programme musical "France IV - R.T.F. Haute-Fidélité" et l'autre en 1963 sur 93,55 MHz pour relayer R.T.F. Inter Jeunesse (anciennement Paris-Inter - France I). Un troisième émetteur suivra en 1964 pour France-Culture (auparavant R.T.F. Promotion) sur 98,3 MHz.
Alors que pour on ne sait quelle raison justifiant ce décalage, la Deuxième Chaîne ne devait arriver qu'en 1966, bien après Caen dès 1964 et Nantes et Brest en 1965, sa mise en service est avancée à l'automne 1965 comme pour Nantes. Elle est diffusée sur le canal 45-H avec une puissance crête-image de 50 kW, soit 1000 kW de P.A.R. à l'époque.
Avec ces mêmes caractéristiques de puissance, la Troisième Chaîne suivra dès la fin 1973 sur le canal 42-H, puis TF1 Couleur sera mise en service en 1978 sur le canal 39-H.
Entre temps, en 1976, les téléspectateurs des îles anglo-normandes voisines voyaient enfin arriver en couleur PAL (norme I), non seulement les deux grandes chaînes britanniques rivales BBC1 et ITV, mais ils découvraient aussi enfin, quatorze ans après sa création, BBC2 et ses programmes de haute qualité culturelle et artistique.
Toutefois, alors que les émissions 405 lignes n'avaient posé aucun problème de cohabitation avec Saint-Pern, il n'en allait pas de même pour les émissions en couleurs à la norme britannique, l'émetteur IBA de Fremont Point retenu pour l'UHF se voyant attribuer, on ne sait pour quelle raison, le quadruplet 41-44-47-51 en polarisation horizontale, avec ses deux premiers canaux venant s'insérer dans le triplet 39-42-45 de Saint-Pern :


Pour les téléspectateurs du littoral de l'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor, les conséquences de ce voisinage trop proche entre les canaux 41/42 et 44/45 allaient apporter de sérieux problèmes d'interférences pour les utilisateurs d'antennes UHF mal protégées en direction de Jersey. Et pour ceux qui jusqu'à présent regardaient BBC1 et ITV en 405 lignes et souhaitaient passer à la couleur et profiter aussi de BBC2 (puis Channel 4 en 1982), l'installateur était obligé de séparer soigneusement les deux antennes UHF, sérieusement protégées sur leur arrière, ainsi que leurs descentes coaxiales jusqu'à l'entrée d'antenne du téléviseur, avec un commutateur pour passer d'un coaxial à l'autre. Pas très pratique...
C'est pourquoi, contrairement au littoral normand, où la réception des chaînes britanniques ne rencontrait pas ce problème, pratiquement personne ne s'est équipé en conséquence du côté breton, hormis quelques grands hôtels du littoral accueillant des touristes d'outre-Manche, et la pénétration de ces chaînes y est restée quasi-nulle (même après le passage à la TNT qui autorise les canaux jointifs), d'autant plus que les normes numériques terrestres sont différentes entre les deux pays.
L'arrêt du 819 lignes en 1983 et l'arrivée de Canal Plus en 1985 vont provoquer à Saint-Pern (comme à Strasbourg, Lyon-Fourvière ou Reims qui partageaient ce même canal F-5 "hors bande III" sur 164-175,15 Mhz) la nécessité de rechercher de nouvelles fréquences VHF pour la chaîne cryptée.
Par chance, comme pour le Mont-Pinçon, le Royaume-Uni voisin a renoncé à la bande VHF pour la télévision (il la réserve à la radio DAB, bien moins gourmande en fréquences) et Saint-Pern pouvait donc diffuser Canal Plus sur le nouveau canal L07-H (vidéo 192 MHz - audio 198, 50 MHz) qui correspond à peu près à l'ancien canal F9 du 819 lignes (vidéo 190,30 - audio 201.45 MHz). Hormis les téléspectateurs les plus favorisés au niveau du champ radio-électrique, la grande différence de fréquences entre l'ancien canal F5 et le nouveau L07 allait amener certains abonnés à la chaîne cryptée à devoir changer d'antenne VHF.
Au début des années 80, la station locale Radio-France Armorique obtenait une fréquence de plein exercice, le 103.1 MHz, en remplacement de ses décrochages matinaux sur le 93.5 Mhz de France Inter, avec une puissance apparente rayonnée identique de 100 kW.
A ce jour, aucune radio FM privée n'est hébergée sur le site TDF de Saint-Pern. Les stations qui ont choisi ce diffuseur émettent depuis la grande tour de Cesson-Sévigné, qui a pris la suite de l'ancien relais hertzien de la "Butte de Coesmes" et qui, voisine de Rennes, assure une meilleure réception dans l'agglomération.
En décembre 1986, Saint-Pern se voyait attribuer deux émetteurs UHF de 1 kW (soit 17 kW de PAR) : l'un pour La Cinq sur le canal 34-H et l'autre pour TV6 sur le canal 31-H, suffisamment proches en fréquences du triplet pour en utiliser l'antenne omnidirectionnelle avec ses avantages en altitude et en rayonnement. Fin 1987 la puissance de ces émetteurs sera portée à 4 kW (soit 75 kW de PAR) pour couvrir la majeure partie de l'Ille-et-Vilaine et des franges des départements limitrophes.
En mars 2005, Saint-Pern passait à la Télévision Numérique Terrestre tout en poursuivant ses émissions analogiques jusqu'en juin 2010.
Entre temps, de février à octobre 2005, la chaîne locale câblée TV Rennes, émettait à titre temporaire en analogique avant d'être diffusée, à partir de 2007, sur le canal analogique 62-H avec une puissance apparente rayonnée de 18 kW. A défaut d'utiliser une antenne UHF large bande ce canal situé loin du quintuplet 31-34-39-42-45 ne permettait pas aux téléspectateurs rennais de la capter correctement sans l'ajout d'une antenne spécifique. Par la suite, la chaîne, renommée TV Rennes 35, est également passée à la diffusion numérique dans des conditions techniques analogues à celles des autres chaînes, lui assurant une bonne couverture de l'Ille-et-Vilaine.


L'émetteur TDF de Saint-Pern à l'époque de l'analogique et de la bande III...
Document © Martin Watkins (1996)


...et le même, douze ans plus tard à l'ère du numérique terrestre.
Document © Martin Watkins (mars 2018)


Au second plan, le bourg de Bécherel avec, à gauche, la tour de relais hertzien
Cliquer dans l'image ou ici pour découvrir tous les détails en grande taille
Document © TDF
2) Rennes "Saint-Pern" ou" Bécherel"
Le 15 août 1959, après quelques semaines d'essais, l'émetteur de 20 kW situé à 30 km au nord-ouest de Rennes remplaçait définitivement celui de 50 Watts relayant, de Cesson-Sévigné, le programme national depuis le 4 avril 1957.






Les 4501 téléspectateurs rennais déclarés étaient donc, comme d'autres avant eux à Lille, Metz, Reims ou Dijon, amenés à faire réorienter leur antenne vers le nouveau pylône de 190 mètres :
Le centre de Saint-Pern peu après sa mise en service en 1959.Au loin, le bourg
de Bécherel, dont la tour de relais hertzien destinée à relier Pleumeur-Bodou
et Roc Trédudon n'est pas encore construite. Les Côtes d'Armor sont toutes
proches, la limite longe le chemin dans le bois au fond à gauche.
Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
de Bécherel, dont la tour de relais hertzien destinée à relier Pleumeur-Bodou
et Roc Trédudon n'est pas encore construite. Les Côtes d'Armor sont toutes
proches, la limite longe le chemin dans le bois au fond à gauche.
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Document © Delcampe.net
La R.T.F. avait fait le bon choix avec ce site, le plus élevé (160 mètres) du département : la télévision pouvait être désormais reçue dans une vaste zone couvrant toute l'Ille-et-Vilaine, la quasi totalité des Côtes-du-Nord (actuelles Côtes d'Armor), le sud de la Manche, l'ouest de la Mayenne, le nord-ouest du Maine-et-Loire, le nord de la Loire-Atlantique, l'est du Morbihan, ainsi que l'île anglo-normande de Jersey. De plus, son canal F5-H "hors bande" (164 - 175,15 MHz) était à l'abri de toute interférence avec les émetteurs bande III de l'I.T.A. en cours de déploiement sur les îles britanniques.
Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille pour une lecture plus facile
Document © Ouest-France
Document © Ouest-France
Quelque temps plus tard, en prévision du futur émetteur du Finistère qui sera mis en service sur le Roc Trédudon en septembre 1961, mais aussi de la station de télécommunications spatiales de Pleumeur-Bodou mise en chantier près de Lannion (Côtes d'Armor) dès avril de cette même année, une tour de relais hertzien est érigée à la Barre de Longaulnay, à un jet de pierre du bourg de Bécherel pour relayer vers les réseaux T.V. de la R.T.F. et de l'Eurovision les liaisons transcontinentales du satellite Telstar :
La tour de La Barre à Longaulnay existe toujours, mais ne sert plus que
pour la téléphonie mobile. Ses paraboles ont été démontées, remplacées
par la fibre optique et les liaisons satellite (voir ici).
Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
pour la téléphonie mobile. Ses paraboles ont été démontées, remplacées
par la fibre optique et les liaisons satellite (voir ici).
Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Cette tour est d'un type totalement nouveau, qui rompt avec celui précédemment en usage (large maçonnerie carrée surmontée de vastes plateformes, exploitation par du personnel sur place). Elle fait partie d'une liaison totalement nouvelle, mise en place par le département des Lignes à Grande Distance (LGD) du Centre National d'Etudes des Télécommunications (CNET) comme l'explique cet extrait d'un article de la défunte revue Electronique Applications consacré aux Faisceaux hertziens dans son n° 5 de mars 1978 (cliquer ici pour la copie PDF intégrale de cet article, malheureusement de piètre qualité)
Ainsi que l'explique cet article, la liaison initiée par les P.T.T. en 1956 ne transitera donc pas par Saint-Pern, elle sera directe entre les tours de Cesson-Sévigné, de Longaulnay - La Barre (Bécherel), Trédaniel/Plessala - Bel Air (à 25 km au sud-est de Saint-Brieuc) et Kerien - Roc'H Glaz Bihan (à 17 km au sud de Guingamp) jusqu'au centre émetteur de Roc Trédudon qui sera mis en service en juillet 1961. Des "antennes" de ce faisceau hertzien seront établies, d'une part vers Lannion (et la station spatiale de Pleumeur-Bodou) et Quimper (pour les liaisons téléphoniques interurbaines).


La tour hertzienne de Trédaniel/Plessala - Bel Air dans les années 60.
Cliquer ici pour voir sa situation en 2009 : à l'inverse de celle de Longaulnay,
l'extension des faisceaux hertziens a justifié le recours à une seconde structure.
Documents © Delcampe.net et © Google Street View
Cliquer ici pour voir sa situation en 2009 : à l'inverse de celle de Longaulnay,
l'extension des faisceaux hertziens a justifié le recours à une seconde structure.
Documents © Delcampe.net et © Google Street View
L'inauguration officielle de l'émetteur aura lieu quelques mois plus tard, après les mises au point de divers réglages qui se poursuivent jusqu'à l'automne :


Finalement, le 30 octobre 1959, le premier grand émetteur breton est officiellement inauguré par le ministre Roger Frey accompagné du Directeur Technique de la R.T.F., l'inamovible Général Leschi, avec un petit programme spécial humoristique diffusé à cette occasion, prémisse de ce qui allait donner plus tard la voie aux émissions régionales de Bretagne :


L'inauguration du centre R.T.F. de Saint-Pern le 30 octobre 1959
par Roger Frey, Ministre de l'Information, accompagné du Général
Marien Leschi, Directeur des Services Techniques de la R.T.F.que
l'on voit lui présenter un composant des équipements d'émission.
Noter à la fin le court passage du film humoristique de Georges
Folgoas diffusé par l'émetteur, avec le comédien Jean Desailly.
Cliquer dans l'image ou ici pour lire la vidéo, ou faire un clic droit
choix "Enregistrer la cible sous.." pour la télécharger (taille 10 Mo)
Ce document muet sur film était destiné au Journal Télévisé national.
Document © I.N.A.
par Roger Frey, Ministre de l'Information, accompagné du Général
Marien Leschi, Directeur des Services Techniques de la R.T.F.que
l'on voit lui présenter un composant des équipements d'émission.
Noter à la fin le court passage du film humoristique de Georges
Folgoas diffusé par l'émetteur, avec le comédien Jean Desailly.
Cliquer dans l'image ou ici pour lire la vidéo, ou faire un clic droit
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Ce document muet sur film était destiné au Journal Télévisé national.
Document © I.N.A.
Deux émetteurs radio F.M. de 12 kW sont mis en service à Saint-Pern, l'un en 1962 sur 89,9 MHz pour diffuser le programme musical "France IV - R.T.F. Haute-Fidélité" et l'autre en 1963 sur 93,55 MHz pour relayer R.T.F. Inter Jeunesse (anciennement Paris-Inter - France I). Un troisième émetteur suivra en 1964 pour France-Culture (auparavant R.T.F. Promotion) sur 98,3 MHz.
Alors que pour on ne sait quelle raison justifiant ce décalage, la Deuxième Chaîne ne devait arriver qu'en 1966, bien après Caen dès 1964 et Nantes et Brest en 1965, sa mise en service est avancée à l'automne 1965 comme pour Nantes. Elle est diffusée sur le canal 45-H avec une puissance crête-image de 50 kW, soit 1000 kW de P.A.R. à l'époque.
Avec ces mêmes caractéristiques de puissance, la Troisième Chaîne suivra dès la fin 1973 sur le canal 42-H, puis TF1 Couleur sera mise en service en 1978 sur le canal 39-H.
Entre temps, en 1976, les téléspectateurs des îles anglo-normandes voisines voyaient enfin arriver en couleur PAL (norme I), non seulement les deux grandes chaînes britanniques rivales BBC1 et ITV, mais ils découvraient aussi enfin, quatorze ans après sa création, BBC2 et ses programmes de haute qualité culturelle et artistique.
Toutefois, alors que les émissions 405 lignes n'avaient posé aucun problème de cohabitation avec Saint-Pern, il n'en allait pas de même pour les émissions en couleurs à la norme britannique, l'émetteur IBA de Fremont Point retenu pour l'UHF se voyant attribuer, on ne sait pour quelle raison, le quadruplet 41-44-47-51 en polarisation horizontale, avec ses deux premiers canaux venant s'insérer dans le triplet 39-42-45 de Saint-Pern :


L'émetteur Aqivia (ex-IBA) de Jersey Fremont Point, sur la côte nord de l'île.
Haut de 135 mètres, ce pylône autoporteur a été récupéré par ITV Channel Television pour
diffuser ses émissions 405 lignes à partir de septembre 1962, après avoir servi à Lichfield
près de Birmingham de 1956 à 1961. Bien plus élevé et mieux situé que celui de la BBC,
pour desservir l'archipel, il a été retenu pour les émissions 625 lignes UHF à partir de 1976.
Document © mb21.co.uk
Haut de 135 mètres, ce pylône autoporteur a été récupéré par ITV Channel Television pour
diffuser ses émissions 405 lignes à partir de septembre 1962, après avoir servi à Lichfield
près de Birmingham de 1956 à 1961. Bien plus élevé et mieux situé que celui de la BBC,
pour desservir l'archipel, il a été retenu pour les émissions 625 lignes UHF à partir de 1976.
Document © mb21.co.uk
Pour les téléspectateurs du littoral de l'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor, les conséquences de ce voisinage trop proche entre les canaux 41/42 et 44/45 allaient apporter de sérieux problèmes d'interférences pour les utilisateurs d'antennes UHF mal protégées en direction de Jersey. Et pour ceux qui jusqu'à présent regardaient BBC1 et ITV en 405 lignes et souhaitaient passer à la couleur et profiter aussi de BBC2 (puis Channel 4 en 1982), l'installateur était obligé de séparer soigneusement les deux antennes UHF, sérieusement protégées sur leur arrière, ainsi que leurs descentes coaxiales jusqu'à l'entrée d'antenne du téléviseur, avec un commutateur pour passer d'un coaxial à l'autre. Pas très pratique...
C'est pourquoi, contrairement au littoral normand, où la réception des chaînes britanniques ne rencontrait pas ce problème, pratiquement personne ne s'est équipé en conséquence du côté breton, hormis quelques grands hôtels du littoral accueillant des touristes d'outre-Manche, et la pénétration de ces chaînes y est restée quasi-nulle (même après le passage à la TNT qui autorise les canaux jointifs), d'autant plus que les normes numériques terrestres sont différentes entre les deux pays.
L'arrêt du 819 lignes en 1983 et l'arrivée de Canal Plus en 1985 vont provoquer à Saint-Pern (comme à Strasbourg, Lyon-Fourvière ou Reims qui partageaient ce même canal F-5 "hors bande III" sur 164-175,15 Mhz) la nécessité de rechercher de nouvelles fréquences VHF pour la chaîne cryptée.
Par chance, comme pour le Mont-Pinçon, le Royaume-Uni voisin a renoncé à la bande VHF pour la télévision (il la réserve à la radio DAB, bien moins gourmande en fréquences) et Saint-Pern pouvait donc diffuser Canal Plus sur le nouveau canal L07-H (vidéo 192 MHz - audio 198, 50 MHz) qui correspond à peu près à l'ancien canal F9 du 819 lignes (vidéo 190,30 - audio 201.45 MHz). Hormis les téléspectateurs les plus favorisés au niveau du champ radio-électrique, la grande différence de fréquences entre l'ancien canal F5 et le nouveau L07 allait amener certains abonnés à la chaîne cryptée à devoir changer d'antenne VHF.
Au début des années 80, la station locale Radio-France Armorique obtenait une fréquence de plein exercice, le 103.1 MHz, en remplacement de ses décrochages matinaux sur le 93.5 Mhz de France Inter, avec une puissance apparente rayonnée identique de 100 kW.
A ce jour, aucune radio FM privée n'est hébergée sur le site TDF de Saint-Pern. Les stations qui ont choisi ce diffuseur émettent depuis la grande tour de Cesson-Sévigné, qui a pris la suite de l'ancien relais hertzien de la "Butte de Coesmes" et qui, voisine de Rennes, assure une meilleure réception dans l'agglomération.
En décembre 1986, Saint-Pern se voyait attribuer deux émetteurs UHF de 1 kW (soit 17 kW de PAR) : l'un pour La Cinq sur le canal 34-H et l'autre pour TV6 sur le canal 31-H, suffisamment proches en fréquences du triplet pour en utiliser l'antenne omnidirectionnelle avec ses avantages en altitude et en rayonnement. Fin 1987 la puissance de ces émetteurs sera portée à 4 kW (soit 75 kW de PAR) pour couvrir la majeure partie de l'Ille-et-Vilaine et des franges des départements limitrophes.
En mars 2005, Saint-Pern passait à la Télévision Numérique Terrestre tout en poursuivant ses émissions analogiques jusqu'en juin 2010.
Entre temps, de février à octobre 2005, la chaîne locale câblée TV Rennes, émettait à titre temporaire en analogique avant d'être diffusée, à partir de 2007, sur le canal analogique 62-H avec une puissance apparente rayonnée de 18 kW. A défaut d'utiliser une antenne UHF large bande ce canal situé loin du quintuplet 31-34-39-42-45 ne permettait pas aux téléspectateurs rennais de la capter correctement sans l'ajout d'une antenne spécifique. Par la suite, la chaîne, renommée TV Rennes 35, est également passée à la diffusion numérique dans des conditions techniques analogues à celles des autres chaînes, lui assurant une bonne couverture de l'Ille-et-Vilaine.


L'émetteur TDF de Saint-Pern à l'époque de l'analogique et de la bande III...
Document © Martin Watkins (1996)


...et le même, douze ans plus tard à l'ère du numérique terrestre.
Document © Martin Watkins (mars 2018)


Au second plan, le bourg de Bécherel avec, à gauche, la tour de relais hertzien
Cliquer dans l'image ou ici pour découvrir tous les détails en grande taille
Document © TDF
Un grand merci à mw963 pour les photographies tirées de sa collection.
Des éléments et documents complémentaires concernant Saint-Pern vont suivre très prochainement ci-dessous, lesquels seront préparés et mis en ligne par kiki37.
A suivre : Vannes - Moustoir'Ac puis Brest - Roc Trédudon
Des éléments et documents complémentaires concernant Saint-Pern vont suivre très prochainement ci-dessous, lesquels seront préparés et mis en ligne par kiki37.
A suivre : Vannes - Moustoir'Ac puis Brest - Roc Trédudon
Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 15:47:32
K
kiki37
le 20/10/2018 à 20:55:34
La "vie" de l'émetteur de Saint Pern ne fut pas de tout repos, en témoigne cet article :

cliquer sur l'image pour agrandir

cliquer sur l'image pour agrandir
Édité par kiki37 le 13/07/2019 à 16:20:07
C
Colorix
le 20/10/2018 à 20:56:12
A venir : Vannes Moustoir'Ac
K
kiki37
le 20/10/2018 à 20:57:20
réservé pour compléments d'informations
C
Colorix
le 20/10/2018 à 20:57:50
A venir : Brest Roc Trédudon
K
kiki37
le 20/10/2018 à 20:59:00
réservé pour compléments finistère
C
Colorix
le 20/10/2018 à 21:01:30
Réservé pour complément Bretagne - Pays de la Loire
Édité par Colorix le 20/10/2018 à 21:46:06
C
Colorix
le 20/10/2018 à 21:43:28
Bonjour,
Nous voici désormais en Bretagne avec, en avant-première, le mystérieux émetteur provisoire de Rennes figurant autrefois dans les listes de la R.T.F. sous l'intitulé "Mont Couesme" et qui nous a donné bien du mal pour identifier son emplacement exact (en fait les "Buttes de Coësmes" à Cesson-Sévigné) et ses caractéristiques techniques avant son remplacement par l'émetteur définitif de Rennes Saint-Pern en 1959.
Une mention spéciale est à décerner aux archives en ligne du journal Ouest-France sans lequel rien n'aurait été possible, grâce à ses nombreux articles très documentés à cette époque (nous y reviendrons).
Suivront les émetteurs de Rennes Saint- Pern, de Vannes Moustoir'Ac et enfin de Brest Roc Trédudon, dont nous évoquerons l'attentat de 1974, qui avait privé des milliers de foyers bretons de radio FM et de télévision pendant de très longs mois.
A ces évocations s'ajouteront des documentations d'époque préparées et partagées comme à l'habitude par kiki37.
Pour accéder à cette première étape rennaise, cliquer ici
Nous voici désormais en Bretagne avec, en avant-première, le mystérieux émetteur provisoire de Rennes figurant autrefois dans les listes de la R.T.F. sous l'intitulé "Mont Couesme" et qui nous a donné bien du mal pour identifier son emplacement exact (en fait les "Buttes de Coësmes" à Cesson-Sévigné) et ses caractéristiques techniques avant son remplacement par l'émetteur définitif de Rennes Saint-Pern en 1959.
Une mention spéciale est à décerner aux archives en ligne du journal Ouest-France sans lequel rien n'aurait été possible, grâce à ses nombreux articles très documentés à cette époque (nous y reviendrons).
Suivront les émetteurs de Rennes Saint- Pern, de Vannes Moustoir'Ac et enfin de Brest Roc Trédudon, dont nous évoquerons l'attentat de 1974, qui avait privé des milliers de foyers bretons de radio FM et de télévision pendant de très longs mois.
A ces évocations s'ajouteront des documentations d'époque préparées et partagées comme à l'habitude par kiki37.
Pour accéder à cette première étape rennaise, cliquer ici
Édité par Colorix le 21/10/2018 à 00:39:07
M
mw963
le 21/10/2018 à 10:07:49
Bravo pour cette continuation du tour des emetteurs!
S
SAT
le 21/10/2018 à 11:57:58
La question que tout le monde se pose est : Quand ils auront fini le tour de france des emetteurs , ferront t'il le tour du monde ?
C
Colorix
le 21/10/2018 à 13:47:50
Bonjour,
merci pour vos messages sympa.
En effet, nous avons déjà fait ici de brefs détours par certains pays étrangers (Royaume-Uni, USA...).
Il n'est pas exclu d'envisager par la suite un nouveau sujet consacré à l'histoire de la télévision à l'étranger, car nous disposons de documents rares et d'époque (par ex. la revue de vulgarisation française "La Nature" depuis les années 20, les "BBC Yearbook", etc).
Rappel : la Bretagne est ici
merci pour vos messages sympa.
En effet, nous avons déjà fait ici de brefs détours par certains pays étrangers (Royaume-Uni, USA...).
Il n'est pas exclu d'envisager par la suite un nouveau sujet consacré à l'histoire de la télévision à l'étranger, car nous disposons de documents rares et d'époque (par ex. la revue de vulgarisation française "La Nature" depuis les années 20, les "BBC Yearbook", etc).
Rappel : la Bretagne est ici
Édité par Colorix le 21/10/2018 à 14:12:46
N
normand14
le 22/10/2018 à 17:58:25
Sur l'émetteur de Caen-Mont-Pinçon
A noter l'installation dans les années 80 d'un quatrième émetteur radio FM d'une puissance de 100 Kwh destiné à la diffusion de Radio-France Normandie Caen sur la fréquence 102.6 Mhz.
A noter l'installation dans les années 80 d'un quatrième émetteur radio FM d'une puissance de 100 Kwh destiné à la diffusion de Radio-France Normandie Caen sur la fréquence 102.6 Mhz.
N
normand14
le 22/10/2018 à 18:10:43
Pour Cherbourg-Digosville:
L'émetteur FM fut mis en service pour permettre de diffuser Radio-Cherbourg en décrochage de France-Inter.
Radio-Cherbourg fut inauguré le 6 janvier 1966 en même temps que la station régionale de l'Ortf de Caen. De ce fait l'émetteur de Caen-Mont Pinçon cessa ce jour-là de transmettre les actualités régionales réalisées depuis Rouen pour diffuser celles produites par la station de Caen. Un faisceau hertzien fut mis en place entre la station installée à Saint-Contest dans la banlieue de Caen et le Mont-Pinçon.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/video-caen-la-television-regionale-fete-ses-50-ans-898401.html
https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/il-y-50-ans-le-premier-jt-bas-normand-naissait-3962087
L'émetteur FM fut mis en service pour permettre de diffuser Radio-Cherbourg en décrochage de France-Inter.
Radio-Cherbourg fut inauguré le 6 janvier 1966 en même temps que la station régionale de l'Ortf de Caen. De ce fait l'émetteur de Caen-Mont Pinçon cessa ce jour-là de transmettre les actualités régionales réalisées depuis Rouen pour diffuser celles produites par la station de Caen. Un faisceau hertzien fut mis en place entre la station installée à Saint-Contest dans la banlieue de Caen et le Mont-Pinçon.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/video-caen-la-television-regionale-fete-ses-50-ans-898401.html
https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/il-y-50-ans-le-premier-jt-bas-normand-naissait-3962087
Édité par normand14 le 22/10/2018 à 18:24:00
N
normand14
le 22/10/2018 à 18:18:25
Pour Le Havre-Harfleur:
En 1989, tout comme pour la télévision, un émetteur FM (102.2 Mhz)destiné à la diffusion de Radio-France Normandie Caen fut installé. Cet émetteur diffusait donc FR3 Rouen et FR3 Caen ainsi que RF Normandie Rouen et RF Normandie Caen. Situation inchangée à ce jour.
En 1989, tout comme pour la télévision, un émetteur FM (102.2 Mhz)destiné à la diffusion de Radio-France Normandie Caen fut installé. Cet émetteur diffusait donc FR3 Rouen et FR3 Caen ainsi que RF Normandie Rouen et RF Normandie Caen. Situation inchangée à ce jour.
C
Colorix
le 23/10/2018 à 17:15:23
Bonjour et merci cher normand14 pour ces utiles précisions, qui ont été ajoutées aux rubriques de ces trois émetteurs, pages 75 et 76.
N6
nono 63
le 29/10/2018 à 23:25:01
C
Colorix
le 01/11/2018 à 04:21:28
Bonjour et un grand merci à nono63 pour cet intéressant article, à l'évidence (et bien que son nom n'apparaisse pas sur la page) publié par le quotidien régional auvergnat La Montagne.
En fait il évoque les résultats surprenants obtenus, non seulement par le Mont-Pilat au moment même de sa mise en service le 24 décembre 1955, mais aussi par le petit émetteur de Grenoble Chamrousse, mis en route le 18 novembre, que ce trio de "télé-amateurs" chevronnés avait réussi à capter sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, à 230 km de distance malgré sa puissance limitée à... 40 Watts !
L'étape Auvergne ne va pas tarder, nous en sommes actuellement à la Bretagne puis nous passerons en Pays de la Loire avant de nous envoler en effet vers le Puy de Dôme et la belle Auvergne.
Voici, repris après lecture de l'agrandissement de la photo de nono63, la copie intégrale du texte de l'article et les photos et leurs légendes. J'avoue avoir eu un peu de mal pour les déchiffrer et m'assurer de certains détails, mais il existait bien une marque de récepteurs radio Clément, qui a dû aussi se lancer dans la télévision (les marques abondaient à cette époque) et sur un blog de souvenirs d'un lycéen de 1955, j'ai pu trouver que "Télé-match" était bien diffusé à 20h30 à la fin de 1955... et présenté par un tout jeune animateur débutant, un certain Pierre Bellemare, à qui nous pouvons profiter de ce contexte particulier pour lui rendre un dernier hommage.
Notre reporter ayant vu un dessin animé et une émission montrant des extraits de film (sans doute "La Séquence du Spectateur"), il a donc pu voir approximativement le programme du soir entre environ 19h30 et 22h30, heure tardive (à l'époque) retenue pour diffuser en fin de soirée un court métrage "osé" (pour l'époque...) montrant un couple d'amoureux s'embrassant dans le noir sous un pont !


Retranscription de l'article ci-dessus photographié par nono63
Document original © La Montagne (1955) - Collection nono63
Disponible sous format PDF en cliquant ici


Photographié par le journaliste, l'écran d'un des téléviseurs captant le Mont Pilat
Document original © La Montagne (1955) - Collection nono63


Les trois"télé-amateurs" clermontois posent devant leurs téléviseurs Radiola et Clément
Document original © La Montagne (1955) - Collection nono63
Rappel : la première étape de Bretagne (Rennes provisoire - Mont Couesme) est ici.
La suite (Saint-Pern, Moustoir'Ac, Roc Trédudon) très prochainement...
En fait il évoque les résultats surprenants obtenus, non seulement par le Mont-Pilat au moment même de sa mise en service le 24 décembre 1955, mais aussi par le petit émetteur de Grenoble Chamrousse, mis en route le 18 novembre, que ce trio de "télé-amateurs" chevronnés avait réussi à capter sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, à 230 km de distance malgré sa puissance limitée à... 40 Watts !
L'étape Auvergne ne va pas tarder, nous en sommes actuellement à la Bretagne puis nous passerons en Pays de la Loire avant de nous envoler en effet vers le Puy de Dôme et la belle Auvergne.
Voici, repris après lecture de l'agrandissement de la photo de nono63, la copie intégrale du texte de l'article et les photos et leurs légendes. J'avoue avoir eu un peu de mal pour les déchiffrer et m'assurer de certains détails, mais il existait bien une marque de récepteurs radio Clément, qui a dû aussi se lancer dans la télévision (les marques abondaient à cette époque) et sur un blog de souvenirs d'un lycéen de 1955, j'ai pu trouver que "Télé-match" était bien diffusé à 20h30 à la fin de 1955... et présenté par un tout jeune animateur débutant, un certain Pierre Bellemare, à qui nous pouvons profiter de ce contexte particulier pour lui rendre un dernier hommage.
Notre reporter ayant vu un dessin animé et une émission montrant des extraits de film (sans doute "La Séquence du Spectateur"), il a donc pu voir approximativement le programme du soir entre environ 19h30 et 22h30, heure tardive (à l'époque) retenue pour diffuser en fin de soirée un court métrage "osé" (pour l'époque...) montrant un couple d'amoureux s'embrassant dans le noir sous un pont !


Retranscription de l'article ci-dessus photographié par nono63
Document original © La Montagne (1955) - Collection nono63
Disponible sous format PDF en cliquant ici


Photographié par le journaliste, l'écran d'un des téléviseurs captant le Mont Pilat
Document original © La Montagne (1955) - Collection nono63


Les trois"télé-amateurs" clermontois posent devant leurs téléviseurs Radiola et Clément
Document original © La Montagne (1955) - Collection nono63
Rappel : la première étape de Bretagne (Rennes provisoire - Mont Couesme) est ici.
La suite (Saint-Pern, Moustoir'Ac, Roc Trédudon) très prochainement...
Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 15:56:09
B
BAISIN
le 01/11/2018 à 18:16:45
Les Auvergnats qui avaient réussi à capter Chamrousse ! Les bras m' en tombent !
C
Coplan
le 01/11/2018 à 18:55:33
Et alors ! Rien n'est anormal ! C'est pas parce qu'on dit que les UHF (470/700MHz) ont une portée "optique" qu'il ne peut pas y avoir des propagations exceptionnelles !
Il m'est arrivé, par temps de fort brouillard couvrant toute ma région de capter l'émetteur britannique de Crystal Palace à Londres. En PAL B et VHF depuis le fin fond de la Normandie. Limite Eure-Orne. Une belle portée tout de même.
En tant que radio amateur avoir établi un contact entre la Région Parisienne et les Pyrénées sans utiliser de relais sur 2 mètres (144/146MHz) avec environ 50W HF !
Quand "ça passe", "ça passe".
Colorix nous a relaté de nombreuses réceptions "commerciales" au débuts de la télévision lorsque toutes les régions n'avaient pas encore leur émetteur. D'ailleurs, à cette période on pouvait se procurer des téléviseurs "longue distance".
Alors "chopper" Chamrousse depuis l'Auvergne (belle région s'il en est) n'est pas étonnant. De la persévérance de la patience et un matériel adapté... ça le fait. Chamrousse n'est pas en fond de vallée et depuis un sommet d'Auvergne c'est faisable. Bon l'émetteur de Clermont Ferrand est quand même plus facile !
Et que dire des cibistes qui établissent des contacts à l'autre bout du monde sur 27MHz avec leur seul TX et sa puissance de 4W PEP (homologation oblige) ? Bon en blublu ils sont souvent 12 à 15W PEP !
Il m'est arrivé, par temps de fort brouillard couvrant toute ma région de capter l'émetteur britannique de Crystal Palace à Londres. En PAL B et VHF depuis le fin fond de la Normandie. Limite Eure-Orne. Une belle portée tout de même.
En tant que radio amateur avoir établi un contact entre la Région Parisienne et les Pyrénées sans utiliser de relais sur 2 mètres (144/146MHz) avec environ 50W HF !
Quand "ça passe", "ça passe".
Colorix nous a relaté de nombreuses réceptions "commerciales" au débuts de la télévision lorsque toutes les régions n'avaient pas encore leur émetteur. D'ailleurs, à cette période on pouvait se procurer des téléviseurs "longue distance".
Alors "chopper" Chamrousse depuis l'Auvergne (belle région s'il en est) n'est pas étonnant. De la persévérance de la patience et un matériel adapté... ça le fait. Chamrousse n'est pas en fond de vallée et depuis un sommet d'Auvergne c'est faisable. Bon l'émetteur de Clermont Ferrand est quand même plus facile !

Et que dire des cibistes qui établissent des contacts à l'autre bout du monde sur 27MHz avec leur seul TX et sa puissance de 4W PEP (homologation oblige) ? Bon en blublu ils sont souvent 12 à 15W PEP !
Édité par Coplan le 01/11/2018 à 18:59:54
K
kiki37
le 01/11/2018 à 20:14:15
Coplan a écrit ↗
à cette période on pouvait se procurer des téléviseurs "longue distance".
la différence résidait dans le nombre d'étages d'amplification HF, et les appellations commerciales m'ont toujours amusé, il y avait:
- les "longues distances"
- les "moyennes distances"
et... - les "champ fort" ! (on n'osait pas dire "courte distance"
C
Coplan
le 01/11/2018 à 20:41:40
On ne disait pas champ fort !

On disait Alain...

Bon, OK, OK, je sors !

On disait Alain...

Bon, OK, OK, je sors !

N6
nono 63
le 01/11/2018 à 20:56:44
Un grand merci à notre ami Colorix pour avoir retranscrit cet article de La Montagne de Noël 1955 , ça n'a pas du être facile .
J'ai été obligé de prendre la photo de biais pour ne pas avoir trop de reflets car disposé sous une vitre et à l'horizontale .
Beau travail de passionné .
J'ai été obligé de prendre la photo de biais pour ne pas avoir trop de reflets car disposé sous une vitre et à l'horizontale .
Beau travail de passionné .
J
julien74
le 02/11/2018 à 12:53:28
Recevoir Chamrousse en Auvergne relève en effet du miracle surtout avec un émetteur VHF de 40 Watts.
A Chamrousse on capte sans soucis le Pilat, d'ailleurs au début de la télé à Grenoble, Chamrousse était un simple réémetteur du Pilat.
Fort logiquement au Pilat on capte Chamrousse.
Recevoir le Pilat en Auvergne ce n'est pas un exploit mais c'est déjà très acrobatique car le Pilat est loin et il y a le massif montagneux du Forez qui bouche la vue entre St Etienne et Clermont dans l'agglo de Clermont Ferrand on ne capte pas la TV du Pilat moi j'avais juste réussi à capter France Info Mont Pilat 103.4 à Châtelguyon au Nord de Clermont donc la réception de Chamrousse en Auvergne a de quoi nous en faire tomber les bras avec juste un émetteur VHF de 40 Watts car entre Clermont et Chamrousse il faut passer tout le massif montagneux du Forez mais aussi le massif montagneux du Pilat.
A Chamrousse on capte sans soucis le Pilat, d'ailleurs au début de la télé à Grenoble, Chamrousse était un simple réémetteur du Pilat.
Fort logiquement au Pilat on capte Chamrousse.
Recevoir le Pilat en Auvergne ce n'est pas un exploit mais c'est déjà très acrobatique car le Pilat est loin et il y a le massif montagneux du Forez qui bouche la vue entre St Etienne et Clermont dans l'agglo de Clermont Ferrand on ne capte pas la TV du Pilat moi j'avais juste réussi à capter France Info Mont Pilat 103.4 à Châtelguyon au Nord de Clermont donc la réception de Chamrousse en Auvergne a de quoi nous en faire tomber les bras avec juste un émetteur VHF de 40 Watts car entre Clermont et Chamrousse il faut passer tout le massif montagneux du Forez mais aussi le massif montagneux du Pilat.
N6
nono 63
le 02/11/2018 à 20:53:40
Oui moi aussi ça m'a fortement surpris pour Chamrousse capté à Clermont-Fd , je vois la rue où se faisait ces réceptions lointaines , au nord de la ville sur les contreforts du plateau de Chanturgue .
Capter le Mont-Pilat en VHF à cet endroit est possible comme à pas mal d'endroits sur la faille de la Limagne bien dégagée vers l'Est .
En UHF , rien ne passe , certaines antennes bouchées sur le puy-de-Dôme sont plutôt orientées vers Autun Bois du Roi mais pas sur le Pilat qui doit franchir les monts du Forez (1600m d'alt).
En FM , certaines stations de Radio France passent sauf si elles sont brouillées par des stations locales privées notamment France Info 103.4 qui n'a pas de voisin proche .
Encore bravo à notre ami Colorix qui a dû bien se fatiguer les yeux pour faire le décodage du texte , si j'avais su j'aurai demandé à déplacer la plaque de verre pour la prendre en photo bien de face et sans reflet .
Capter le Mont-Pilat en VHF à cet endroit est possible comme à pas mal d'endroits sur la faille de la Limagne bien dégagée vers l'Est .
En UHF , rien ne passe , certaines antennes bouchées sur le puy-de-Dôme sont plutôt orientées vers Autun Bois du Roi mais pas sur le Pilat qui doit franchir les monts du Forez (1600m d'alt).
En FM , certaines stations de Radio France passent sauf si elles sont brouillées par des stations locales privées notamment France Info 103.4 qui n'a pas de voisin proche .
Encore bravo à notre ami Colorix qui a dû bien se fatiguer les yeux pour faire le décodage du texte , si j'avais su j'aurai demandé à déplacer la plaque de verre pour la prendre en photo bien de face et sans reflet .
S
SAT
le 02/11/2018 à 23:16:46
Bonjour a tous !
J'ai une question : la diffusion SECAM etait elle soumis a une license payante pour pouvoir l'utilliser et si oui, les pays d'Afrique ou d'Asie Centrale la paye t'elle encore ?
Merci d'avance.
J'ai une question : la diffusion SECAM etait elle soumis a une license payante pour pouvoir l'utilliser et si oui, les pays d'Afrique ou d'Asie Centrale la paye t'elle encore ?
Merci d'avance.
B
BAISIN
le 03/11/2018 à 15:58:39
SAT a écrit ↗Bonjour a tous !
J'ai une question : la diffusion SECAM etait elle soumis a une license payante pour pouvoir l'utilliser et si oui, les pays d'Afrique ou d'Asie Centrale la paye t'elle encore ?
Merci d'avance.
A mon avis, je ne pense pas qu' ils continuent à payer la licence du procédé SECAM, car ils sont passés au tout numérique( à confirmer ).
Mais, selon toute logique, s' ils sont passés au tout numérique, il n' y a pas de raisons de payer, encore, une licence pour le SECAM( en norme OIRT, ou CCIR )
Ils payaient la licence SECAM tant qu' ils émettaient en ANALOGIQUE.
Certes, avec la mort de Henri de France, la disparition de la Compagnie des compteurs, la fin de la norme L, en France, et depuis la fin totale de l' utilisation du procédé SECAM, en France, en 2015 lors de l' arrêt total de l' analogique sur le câble Français, dernier "bastion " de la norme L, et de la couleur SECAM, dans l' Hexagone, il n' y a plus de licence pour exploiter le procédé SECAM, même pour la Russie, et l' Ukraine, en norme OIRT D/K/K' ( les DOM-TOM utilisent uniquement la norme DVB-T MPEG 4 HD/SD depuis 2011 ).
S
SAT
le 09/11/2018 à 21:19:54
Non justement,quasiment aucun pays en Afrique diffuse en Numérique Terrestre et/ou en transition.
Aucun pays n'a arreter a ma conaissance les emetteurs analogique.
Aucun pays n'a arreter a ma conaissance les emetteurs analogique.
M
marceljack
le 09/11/2018 à 22:54:07
BAISIN a écrit ↗A mon avis, je ne pense pas qu' ils continuent à payer la licence du procédé SECAM, car ils sont passés au tout numérique( à confirmer ).Je pense qu'il y a longtemps que personne ne paie plus de licence SECAM, PAL ou NTSC car les brevets étaient déjà tous dans le domaine public, bien avant la fin de l'analogique.
Mais, selon toute logique, s' ils sont passés au tout numérique, il n' y a pas de raisons de payer, encore, une licence pour le SECAM( en norme OIRT, ou CCIR )
Ils payaient la licence SECAM tant qu' ils émettaient en ANALOGIQUE..
C
cricri
le 10/11/2018 à 08:40:10
Bonjour
En Afrique aussi on a la tnt...
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/05/03/97002-20180503FILWWW00190-la-tnt-peine-toujours-a-decoller-en-afrique-subsaharienne.php
9 pays sont passés au tout tnt
Namibie, Zambie, Malawi, Swaziland, Maurice, Tanzanie, Kenya, Rwanda et Ouganda
@+
En Afrique aussi on a la tnt...
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/05/03/97002-20180503FILWWW00190-la-tnt-peine-toujours-a-decoller-en-afrique-subsaharienne.php
9 pays sont passés au tout tnt
Namibie, Zambie, Malawi, Swaziland, Maurice, Tanzanie, Kenya, Rwanda et Ouganda
@+
B
BAISIN
le 10/11/2018 à 13:23:46
cricri a écrit ↗Bonjour
En Afrique aussi on a la tnt...
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/05/03/97002-20180503FILWWW00190-la-tnt-peine-toujours-a-decoller-en-afrique-subsaharienne.php
9 pays sont passés au tout tnt
Namibie, Zambie, Malawi, Swaziland, Maurice, Tanzanie, Kenya, Rwanda et Ouganda
@+
Ce sont des pays d' Afrique, ex-dominions, anglophones.
En Afrique Francophone, ça reste en analogique, en norme K' ( comme les DOM-TOM avant de passer au tout DVB-T MPEG 4 HD/SD ), avec la couleur SECAM, comme la Russie, et l' UKraine.
Donc, il peut y subsister des émetteurs VHF Bande I, avis aux fans de DX-TV
C
Colorix
le 17/11/2018 à 23:04:41


Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 15:58:03
N6
nono 63
le 18/11/2018 à 00:02:13
Et merci également à toi Colorix pour nous faire partager tes grandes connaissances historiques dans ce domaine de la radio et TV analogiques .
Nous sommes tous impatients de découvrir la suite de ce tour de France des émetteurs .
Nous sommes tous impatients de découvrir la suite de ce tour de France des émetteurs .
C
cricri
le 18/11/2018 à 09:16:39
Joyeux anniversaire !
Ce sujet est une mine d informations, tout cela se lit et relit avec grand plaisir
Idée : ça mérite un livre
Continuez à nourrir mes neurones avec toutes ces perigrinations à travers notre belle France (et ailleurs aussi)
MERCI!!!!
@+
Ce sujet est une mine d informations, tout cela se lit et relit avec grand plaisir
Idée : ça mérite un livre
Continuez à nourrir mes neurones avec toutes ces perigrinations à travers notre belle France (et ailleurs aussi)
MERCI!!!!
@+
K
kiki37
le 18/11/2018 à 11:02:51
cricri a écrit ↗
Continuez à nourrir mes neurones avec toutes ces perigrinations à travers notre belle France (et ailleurs aussi)
à propos de pérégrinations, je rappelle ces deux sujets
► https://forum.telesatellite.com/showthread.php/4017-Anciens-r%C3%A9-%C3%A9metteurs-analogiques
visites des émetteurs "abandonnés"
► https://forum.telesatellite.com/showthread.php/4073-Nos-%C3%A9metteurs-t%C3%A9l%C3%A9vision-amp-radio-...-de-nos-jours
visites de nos émetteurs actuels
Et n'hésitez pas à y participer : à vos appareils photos !
B
BAISIN
le 18/11/2018 à 17:45:41
Bravo,@Colorix !
Moi aussi, je pensais faire des photos d'anciens émetteurs, mais avec mon téléphone DORO bas de gamme, ça risque de ne pas être de la HD ou de l' UHD, pour y mettre sur le forum. Comme c'est moi, qui prend la photo, il n' y a pas de problèmes de copyright.
Moi aussi, je pensais faire des photos d'anciens émetteurs, mais avec mon téléphone DORO bas de gamme, ça risque de ne pas être de la HD ou de l' UHD, pour y mettre sur le forum. Comme c'est moi, qui prend la photo, il n' y a pas de problèmes de copyright.
K
kiki37
le 18/11/2018 à 18:34:53
BAISIN a écrit ↗
Moi aussi, je pensais faire des photos d'anciens émetteurs, mais avec mon téléphone DORO bas de gamme, ça risque de ne pas être de la HD ou de l' UHD, pour y mettre sur le forum. Comme c'est moi, qui prend la photo, il n' y a pas de problèmes de copyright.
essaie quand même, on verra bien

Édité par kiki37 le 18/11/2018 à 18:39:30
C
Colorix
le 01/01/2019 à 06:39:19


Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille, plus lisible
Cliquer ici pour afficher l'image originale et ici pour la voir en très grande taille
Suède, 1953, début de la télévision expérimentale. Essais d'antennes de diverses origines
(une américaine multibande à gauche, celle à trombone en-dessous à droite ressemble
aux "canal C" italiennes) par deux techniciens en blouse blanche sur un toit de Stockholm.
Document de la Collection du Musée Landskrona de Suède.
Photo © IBL Bildbyra / Heritage Images / Getty Images - Source : avaxnews.com
Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 15:59:42
B
BAISIN
le 01/01/2019 à 17:12:50
En DX TV, dans les années 70, il y a eu un émetteur proche de Stockholm, qui diffusait la SVT 1 sur le canal E1 norme CCIR B je m dmande si e n' était pas Motala ?
En tous cas, le CCIR a abandonné ce canal se trouvant sur 41,25 Mhz en porteuse image( infradyne )
En tous cas, le CCIR a abandonné ce canal se trouvant sur 41,25 Mhz en porteuse image( infradyne )
N6
nono 63
le 01/01/2019 à 20:54:19
Merci Colorix pour tes vœux et ta belle carte , bonne et heureuse année 2019 à tous les membres de ce forum , et surtout une bonne santé .
Longue vie à ce forum de passionnés , j'ai toujours plaisir à venir ici .
Longue vie à ce forum de passionnés , j'ai toujours plaisir à venir ici .
A
aragatz
le 02/01/2019 à 11:35:01
Bonne annee 2019 @ tous !!!!!
B
BAISIN
le 02/01/2019 à 15:12:52
Bonne année 2019, et, surtout bonne santé à tous !
M
mw963
le 05/01/2019 à 10:06:42
+1 de ma parte....
C
Colorix
le 07/01/2019 à 06:42:33
BAISIN a écrit ↗En DX TV, dans les années 70, il y a eu un émetteur proche de Stockholm, qui diffusait la SVT 1 sur le canal E1 norme CCIR B je m dmande si e n' était pas Motala ?
En tous cas, le CCIR a abandonné ce canal se trouvant sur 41,25 Mhz en porteuse image( infradyne )
Bonjour cher BAISIN, merci pour tes voeux !
Désolé mais... erreurs sur toute la ligne !
1) selon les guides WRTH, la Suède n'a jamais utilisé de canal en-dessous du canal E2 ni au-dessus du canal E-11 (le E-12 n'est pas apparu immédiatement dans les années 50, mais plus tard, dans les années 60).
A Stockholm, après quelques essais pendant les années 1953-1954 à la fois sur les canaux E4-H et E5-H avec des émetteurs de 500 Watts puis 1 kW PAR (ce qui explique l'antenne multibande américaine à gauche sur la photo), seul le canal E4-H a été officiellement retenu avec une PAR de 60 kW :




2) Motala, surtout connue pour son émetteur ondes longues qui diffusait le Programme I de la Sveriges Radio sur 191 kHz avec 600 kW, n'avait qu'un petit émetteur de 3 kW PAR émettant sur le canal E7-H.
3) Selon la page anglophone de Wikipedia consacrée aux canaux TV analogiques, les canaux E1 et E1A (voir tableau WRTH ci-dessous) ont été assignés à la télévision mais jamais été utilisés en Europe.
Les autres canaux "A" sont tout simplement les canaux italiens décalés, avant que l'Italie donne à tous ses canaux leurs appellations "A, B, C, D..." etc jusqu'à H (puis H1 pour le E12) :


En Europe, les seuls émetteurs ayant occupé la bande de fréquence comprise entre 41 et 47 MHz étaient donc :
- ceux du 405 lignes BBC (norme A) de Londres et d'autres (Belfast, Plymouth...) sur le canal B1 (41.25-45.00 MHz)
- le 441 lignes de la RTF (42.00-46.00 MHz jusqu'au 3 janvier 1956)
- ceux du 819 lignes français (norme E) sur le canal F2 (41.25-52.40 MHz)
Par contre, j'ai noté dans le WRTH qu'à ses débuts dans les années 50, la télévision est-allemande avait un émetteur près de Berlin sur... 99.9-106.4 MHz (et les autres utilisant des canaux R de la norme D soviétique) avant d'adopter la norme B comme en Allemagne de l'Ouest et donc de libérer la place occupée sur la bande FM, très utilisée notamment par les forces alliées à Berlin.
Merci à vous qui nous avez aussi envoyé vos voeux pour 2019,
Amitiés,
3) Selon la page anglophone de Wikipedia consacrée aux canaux TV analogiques, les canaux E1 et E1A (voir tableau WRTH ci-dessous) ont été assignés à la télévision mais jamais été utilisés en Europe.
Les autres canaux "A" sont tout simplement les canaux italiens décalés, avant que l'Italie donne à tous ses canaux leurs appellations "A, B, C, D..." etc jusqu'à H (puis H1 pour le E12) :


En Europe, les seuls émetteurs ayant occupé la bande de fréquence comprise entre 41 et 47 MHz étaient donc :
- ceux du 405 lignes BBC (norme A) de Londres et d'autres (Belfast, Plymouth...) sur le canal B1 (41.25-45.00 MHz)
- le 441 lignes de la RTF (42.00-46.00 MHz jusqu'au 3 janvier 1956)
- ceux du 819 lignes français (norme E) sur le canal F2 (41.25-52.40 MHz)
Par contre, j'ai noté dans le WRTH qu'à ses débuts dans les années 50, la télévision est-allemande avait un émetteur près de Berlin sur... 99.9-106.4 MHz (et les autres utilisant des canaux R de la norme D soviétique) avant d'adopter la norme B comme en Allemagne de l'Ouest et donc de libérer la place occupée sur la bande FM, très utilisée notamment par les forces alliées à Berlin.
Merci à vous qui nous avez aussi envoyé vos voeux pour 2019,
Amitiés,
Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 16:04:37
C
cricri
le 07/01/2019 à 07:35:23
Bonjour, meilleurs vœux pour cette nouvelle année, je vous envoie plein d'ondes positives 

C
Colorix
le 07/01/2019 à 18:56:18


Merci pour tes voeux cher cricri !
Que 2019 t'apporte tout ce que tu désires pour toi, les tiens, et... tes antennes !
Amitiés
Que 2019 t'apporte tout ce que tu désires pour toi, les tiens, et... tes antennes !
Amitiés
Édité par kiki37 le 14/07/2022 à 16:06:08
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