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Inépuisable source d'inspiration, l'affaire du Rainbow Warrior, bateau de Greenpeace coulé en juillet 1985 dans le port néo-zélandais d'Auckland par les services secrets français, prend place dans les "fictions du réel" de TF1 ce soir à 20h50, sept mois après la diffusion d'un film sur le même sujet sur la chaîne cryptée Canal+. L'affaire ayant resurgi début octobre avec une mise en cause du frère de la candidate socialiste Ségolène Royal, "Opération Rainbow Warrior", réalisé par Charlotte Brändström, a été monté à la hâte pour bénéficier du regain d'intérêt de l'opinion. Le tournage (en Afrique du Sud) avait débuté le 5 juin, la diffusion du film est programmée pour le 23 octobre. La réalisatrice se défend d'avoir voulu faire un film de plus sur ce fiasco des services français. "J'ai voulu avant tout raconter une histoire humaine, faire le portrait d'une femme", explique-t-elle à la presse. Alors que le téléfilm sur le Rainbow Warrior, réalisé par Pierre Boutron pour Canal+, insistait sur l'aspect politique de l'affaire, le film de Charlotte Brändström est en fait le portrait du capitaine Dominique Prieur. Maillon faible dans le couple des "faux époux Thurenge", l'une des équipes envoyées sur place pour couler le navire-amiral de Greenpeace, Dominique Prieur (Alexandra Vandernoot) affronte sans broncher les interrogatoires musclées et les années de prison que lui valent l'incompétence et la lâcheté de ses supérieurs. "Ce que j'ai vraiment beaucoup aimé, c'était l'histoire d'une femme et d'un homme qui ont tenu leur engagement, qui avaient une parole et qui ont été intègres jusqu'au bout alors qu'ils étaient trahis par tout le monde", souligne la réalisatrice qui s'est notamment inspirée du livre écrit par Dominique Prieur, aujourd'hui retraitée du "service action". Trahison suprême, rare dans la communauté du renseignement, la France n'hésite pas à révéler la véritable identité de ses agents pour essayer de calmer le jeu et apaiser les tensions avec Wellington, nées de l'attentat contre le bateau et de la mort du photographe qui se trouvait à son bord. Alexandra Vandernoot convient que Takis Candilis, directeur de la fiction pour TF1, l'a choisie pour son allure un peu militaire. "Mais j'ai voulu montrer que c'était une femme, pas un robot", souligne-t-elle. "C'est une fiction qui est basée sur un fait réel. Il faut que les acteurs aient une certaine liberté et qu'en même temps ils ressemblent à la réalité", souligne Charlotte Brändström, convaincue que, dans cette histoire, la réalité dépasse la fiction. Producteur du film, Charles de Villeneuve insiste sur l'exactitude des faits exposés, notamment l'accumulation d'erreurs qui fut à l'origine des malheurs de Dominique Prieur et de son partenaire Alain Mafart (Yann Sundberg). "C'est une fiction, mais il n'y a pas une erreur", assure à l'AFP Charles de Villeneuve Réalisé sous le contrôle de Daniel Soulez-Larivière, qui fut l'avocat des deux agents, "Opération Rainbow Warrior" montre surtout, selon lui, les "questions de fonds" que posent l'affaire: "l'incurie, l'inutilité de cette mission", "le problème politique que cela posait", et "l'impréparation".
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