
Alors que les discussions pour un rachat de SFR par Orange, Free et Bouygues Telecom battent leur plein, les syndicats alertent sur un risque majeur : la suppression de 8000 postes, soit l'essentiel des effectifs français de l'opérateur.
Un contexte de crise pour Altice
Propriété d'Altice, SFR traverse une période tumultueuse marquée par une lourde dette restructurée ces derniers mois. Après le rejet d'une offre commune des trois rivaux en octobre 2025, les négociations ont repris. Bouygues, Orange et Free visent un partage des actifs de SFR - réseaux, clients, boutiques - pour consolider le marché français des télécoms. Mais cette opération, saluée pour sa consolidation sectorielle, soulève des craintes sociales massives.
Les syndicats en état d'alerte
La CFDT, premier syndicat de SFR, estime que des doublons fonctionnels inévitables entre les opérateurs entraîneraient une casse sociale sans précédent. Avec environ 8000 salariés en France, dont 2000 en boutiques, l'opérateur craint pour ses équipes commerciales et techniques. "Nous n'avons rien de concret", déplore Olivier Lelong, délégué central CFDT, appelant à des garanties étatiques. Les syndicats préparent un plan de bataille, exigeant un maintien des emplois et des négociations tripartites.
Les opérateurs rassurants, mais prudents
De son côté, Bouygues Telecom insiste : le défi n'est pas de licencier, mais de retenir les talents SFR pour assurer la continuité des services. "L'enjeu sera de garder les collaborateurs", affirme un dirigeant. Orange et Free restent discrets, mais tous soulignent l'intérêt stratégique d'une absorption progressive. Reste que l'absence d'accord ferme alimente l'incertitude et les silences qui en disent long sur le sort réservé aux salariés de SFR.
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