
Les dépenses spatiales publiques ont atteint 137,4 milliards de dollars en 2025, selon la 25ᵉ édition du rapport de Novaspace sur les programmes spatiaux gouvernementaux.
Le document met en évidence une transformation structurelle du secteur, désormais dominé par les priorités de défense et par une montée en puissance des modèles d'acquisition commerciale.
La défense représente 54 % des dépenses mondiales, soit 73,5 milliards de dollars, dépassant les budgets civils (63,7 milliards). L'espace s'impose ainsi comme un domaine stratégique au même titre que les environnements terrestre, aérien, maritime, cyber et informationnel.
« Les programmes spatiaux, autrefois projets de prestige, deviennent des atouts stratégiques essentiels », souligne Candice Massucci-Templier, responsable chez Novaspace. « Les gouvernements privilégient la résilience et le déploiement rapide des capacités, tout en tirant parti de l'innovation commerciale pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité. »
Les investissements se concentrent sur l'alerte précoce, les systèmes de contre-espace et les communications sécurisées. La militarisation de l'orbite basse s'intensifie, portée par le développement de capacités de surveillance, d'inspection et de résilience par les grandes puissances. Plusieurs doctrines nationales récentes, dont les directives japonaises de défense spatiale et la stratégie spatiale française, reflètent cette évolution.
Du côté civil, les vols habités restent le principal moteur, soutenus par le programme Artemis, la station spatiale chinoise et les projets d'infrastructures post-ISS.
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