France Télévisions
 

Paul Amar balance : le vote pour Delphine Ernotte à France Télévisions aurait été truqué

Frédéric SCHMITT
17 avril 2026 à 15h56  
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Le journaliste Paul Amar affirme que l'élection de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions en 2015 a été entachée d'irrégularités graves, avec un vote manipulé et la disparition mystérieuse de l'enregistrement de son audition.

Invité dans l'émission de Pascal Praud, Paul Amar, ancien présentateur du Journal de 20 heures sur France 2, n'a pas mâché ses mots. Il a décrit comment Delphine Ernotte, alors proche de François Hollande, aurait été imposée au poste de présidente-directrice générale malgré une prestation jugée catastrophique lors de son audition devant le CSA, prédécesseur de l'Arcom. Selon lui, le vote initial n'était pas en sa faveur, mais a été renversé à la dernière minute par des manoeuvres opaques.

Une audition désastreuse et un enregistrement volatilisé

Paul Amar a insisté sur la médiocrité de l'intervention d'Ernotte devant les sages du CSA. "Elle est arrivée avec une telle arrogance", aurait-il lancé, évoquant une candidate qui a échoué lamentablement à défendre son projet. Pire encore, après une plainte déposée par des concurrents déçus du processus électoral, l'enregistrement vidéo de cette audition a tout simplement disparu des archives !

Cette révélation, faite avec prudence par le journaliste - "Je ne dirais rien ce soir, sinon il faudra m'apporter des oranges", une allusion à la prison et le traitement qu'on réserve aux lanceurs d'alertes en France-, soulève des questions sur la transparence du processus de nomination au sommet de l'audiovisuel public.

Rappelons que Delphine Ernotte a été nommée en août 2015 pour un mandat de cinq ans, renouvelé en 2020 et récemment prolongé jusqu'en 2030. Cette élection par le CSA repose sur un vote des membres du conseil, mais Paul Amar pointe du doigt des pressions politiques venues de l'Elysée sous Hollande. Ces accusations interviennent dans un climat tendu pour France Télévisions, miné par des enquêtes judiciaires sur des abus de biens sociaux impliquant la patronne, comme les frais d'hôtels de luxe, et une poursuite judiciaire en cours.

De plus, des tensions internes éclatent : une motion de défiance a été adoptée à 93% contre elle par les salariés de France 3 IDF, dénonçant une gestion autoritaire et des coupes budgétaires drastiques.

Les déclarations de Paul Amar ont immédiatement enflammé les réseaux sociaux, avec des milliers de partages et des appels à une enquête indépendante. Mémona Hintermannn, présente dans l'émission, a corroboré certains points sans entrer dans les détails sensibles. Du côté de France Télévisions, aucun commentaire officiel pour l'instant, alors que l'entreprise fait face à un déficit budgétaire record et à des critiques récurrentes sur son indépendance éditoriale.

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