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Bruxelles accuse Meta de d'abus de position dominante pour favoriser son IA maison dans WhatsApp

Carlos PIRES
11 juin 2026 à 16h59

La Commission européenne a imposé des mesures provisoires à Meta afin de rétablir l'accès gratuit à WhatsApp pour les assistants d'intelligence artificielle concurrents.

L'institution estime que la décision de Meta, entrée en vigueur le 15 janvier 2026, de bannir tous les assistants IA tiers au profit de son propre service Meta AI, pourrait constituer un abus de position dominante.

Jusqu'en janvier, WhatsApp permettait aux utilisateurs d'interagir avec différents assistants, qu'il s'agisse de ChatGPT, Perplexity ou d'acteurs plus petits comme Luzia ou Poke. Meta avait ensuite annoncé la fin de cet accès pour tous les concurrents. Après l'ouverture d'une enquête et l'envoi d'un Statement of Objections en mars, l'entreprise avait proposé de rétablir l'accès, mais moyennant des frais jugés prohibitifs par Bruxelles.

Selon la Commission, ces coûts rendaient l'accès « en pratique » impossible pour les concurrents, maintenant de facto l'exclusivité de Meta AI. « Meta n'a fourni aucune justification convaincante », a déclaré Teresa Ribera, estimant que l'entreprise cherchait à tirer parti de la position dominante de WhatsApp pour favoriser son propre assistant.

Les mesures provisoires resteront en vigueur jusqu'à la fin de l'enquête ou, au plus tard, jusqu'en juin 2029. Elles obligent Meta à revenir à la situation antérieure à janvier 2026, sans exiger de nouvelles solutions techniques. L'objectif est de préserver la concurrence dans un marché de l'IA en pleine expansion, alors que les assistants IA deviennent un point d'accès majeur pour les consommateurs européens.

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