
La FIFA introduit pour la première fois des pauses hydratation obligatoires dans chacun des 104 matchs de la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Cette mesure intervient alors que des températures élevées sont attendues durant le tournoi, du 11 juin au 19 juillet, et que les conditions extrêmes observées lors de la Coupe du monde des clubs 2025 restent présentes dans les mémoires.
Ces interruptions de trois minutes par mi-temps doivent permettre aux joueurs de se réhydrater, mais elles offrent également aux diffuseurs une nouvelle fenêtre publicitaire en pleine audience mondiale. Les chaînes pourront ainsi insérer des spots supplémentaires, une pratique courante dans les grands événements sportifs américains.
La FIFA justifie cette décision par la protection de la santé des joueurs. Mais selon plusieurs analystes, ces pauses pourraient aussi renforcer la valeur commerciale du tournoi. Michael Johnson, spécialiste de l'industrie sportive américaine chez S&P Global, explique à Reuters que ces créneaux « pourraient être extrêmement précieux et pourraient potentiellement atteindre les prix du Super Bowl, dans une fourchette de sept à neuf millions de dollars ».
La Coupe du monde 2026 adopte par ailleurs d'autres codes du sport-spectacle américain, avec un show de mi-temps assuré par la chanteuse colombienne Shakira lors de la finale du 19 juillet, rappelant le modèle du Super Bowl. Les annonceurs, eux, savent déjà l'impact potentiel : la finale Argentine-France de 2022 avait réuni 1,42 milliard de téléspectateurs.
« Les téléspectateurs américains sont habitués au modèle de la NFL et de la NBA, avec quatre quarts-temps. Ils sont habitués aux interruptions de jeu. Cette Coupe du monde est essentiellement un reflet de ces modèles », observe Johnson.
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