Europe
 

Bruxelles valide l'acquisition de Warner par Paramount, sous conditions

Carlos PIRES
24 juillet 2026 à 16h50

La Commission européenne a autorisé, sous conditions, le projet d'acquisition de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance, conformément au règlement européen sur les concentrations.

L'approbation est subordonnée au respect intégral des engagements proposés par Paramount pour éviter des effets anticoncurrentiels, notamment dans la distribution cinématographique au sein de l'Espace économique européen (EEE).

Les deux groupes sont actifs dans la production et la distribution de contenus audiovisuels, notamment des films, des séries et des chaînes de télévision, et estiment que l'opération renforcera leur capacité à concurrencer les acteurs du streaming dans un secteur en mutation rapide.

L'enquête de la Commission a examiné l'impact de l'opération sur plusieurs marchés : la production de films destinés aux salles, la distribution cinématographique, la production audiovisuelle, les licences de contenus, la fourniture en gros de chaînes de télévision et les services audiovisuels au détail.

Bruxelles a conclu que, pour la production cinématographique, la concurrence resterait suffisante grâce à la présence d'autres studios américains (Disney, Universal, Sony), de studios plus petits (Amazon MGM, A24, Lionsgate) et d'acteurs européens. En revanche, pour la distribution en salles, l'opération aurait entraîné une concentration excessive dans les pays où Paramount dispose d'un partenariat structurel avec Universal via leur coentreprise United International Pictures (UIP). L'ajout du catalogue Warner aurait renforcé la position de UIP, risquant de conduire à des conditions de location moins favorables pour les exploitants de salles et, in fine, à un préjudice pour les consommateurs.

Pour éviter ces effets, Paramount s'est engagée à garantir que les films Warner ne seront pas distribués via UIP dans les pays concernés, et à maintenir des conditions équitables et non discriminatoires pour les exploitants.

Concernant la chaîne de valeur audiovisuelle, la Commission estime que la concurrence restera suffisante, notamment grâce aux plateformes de streaming proposant des contenus pour enfants, qui continueront d'exercer une pression concurrentielle sur les chaînes de télévision de l'entité fusionnée.

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