
Les États-Unis ont exhorté mardi les membres du G20 à adopter une approche non interventionniste en matière de réglementation de l'intelligence artificielle, lors d'une réunion réunissant des dirigeants technologiques et des ministres du commerce à Chapel Hill, en Caroline du Nord.
Selon Reuters, Washington encourage les pays à éviter la création de nouveaux organes de surveillance ou de cadres réglementaires spécifiques à l'IA.
Cette position reflète largement les intérêts des grandes entreprises américaines du secteur, qui souhaitent une régulation allégée à l'échelle mondiale afin de préserver la rapidité de développement de leurs modèles et d'éviter des contraintes susceptibles de freiner l'innovation ou d'imposer des modifications techniques coûteuses.
Michael Kratsios, conseiller technologique américain et co-organisateur de la réunion, a appelé les pays à concentrer leurs efforts sur des règles adaptées aux situations « nouvelles » impliquant l'IA, plutôt que sur des cadres entièrement inédits. Il a également encouragé les États à investir dans « la recherche fondamentale pour accélérer les découvertes » et à renforcer les débouchés commerciaux pour les technologies émergentes.
« Les décideurs politiques n'ont pas besoin d'aborder chaque innovation isolément et ne devraient pas traiter chaque technologie émergente comme un problème politique inédit », a-t-il déclaré.
Plusieurs dirigeants du secteur de l'IA participent à la réunion, dont Sam Altman (OpenAI), Jensen Huang (Nvidia), Demis Hassabis (Google DeepMind), Mark Zuckerberg (Meta) et Elon Musk (SpaceX). Musk a critiqué la réglementation de l'IA lors de son intervention, estimant qu'elle pourrait freiner le développement de technologies essentielles.
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