Streaming
 

Netflix et Disney+ : plus de la moitié des contenus acquis sont non anglophones

Carlos PIRES
29 octobre 2026 à 20h27  
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Plus de la moitié des contenus acquis par Netflix et Disney+ viennent désormais de pays non-anglophones, une évolution qui s'inscrit dans la dynamique des contenus internationaux, et le potentiel est loin d'être épuisé : c'est ce que montre une nouvelle étude du cabinet Ampere Analysis, publiée le 29 octobre 2026 à Londres.

Selon cette étude, les contenus issus de pays non-anglophones représentent 65 % des titres acquis par Netflix et 50 % de ceux de Disney+, à la date de septembre 2026. Le Japon et la Corée du Sud sont les principaux pays d'origine de ces acquisitions pour Netflix, tandis que l'Allemagne et le Japon dominent pour Disney+.

Ampere Analysis a aussi cherché à repérer les marchés offrant le plus de potentiel de licence à l'international. Pour cela, il compare la popularité des titres avec leur disponibilité dans d'autres pays : une forte popularité associée à un faible volume d'exportations signale un fort potentiel. Le cabinet identifie ainsi le Japon, la Corée du Sud, la Turquie et la France. Seuls 5 % des contenus en langue anglaise restent exclusifs à leur pays d'origine, un chiffre qui contraste avec les autres marchés.

Le Japon dispose d'une marge de progression importante. Seuls 40 % de ses contenus de vidéo à la demande (VoD) sont disponibles à l'international. La science-fiction et la fantasy dominent ses exportations, portées surtout par l'animation japonaise, qui représente les deux tiers des 100 titres japonais les plus « exportables » en 2026. Les États-Unis et la Corée du Sud sont des destinations déjà établies, tandis que la France et l'Allemagne cumulent une popularité relativement élevée et des importations limitées.

La Corée du Sud reste sous-distribuée malgré son succès mondial. Environ 45 % de ses titres ne sont disponibles que sur des services de VoD nationaux. La romance arrive en tête de ses titres les plus « exportables », devant la science-fiction et la fantasy. Le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est offrent des perspectives supplémentaires, en particulier pour la romance.

Pour la Turquie, seuls 30 % des contenus sont distribués à l'international, avec moins de 1 000 titres exportés. La romance représente 43 % de ses 100 titres les plus « exportables » en 2026. Le Moyen-Orient est son principal débouché, mais l'offre y reste limitée à environ 600 films et saisons de séries turques. Les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et l'Égypte sont les marchés prioritaires pour un développement futur.

La France, enfin, présente un profil différent. Elle est déjà bien implantée à l'international, puisque 76 % de ses contenus de VoD sont disponibles à l'étranger. Ses films se distinguent surtout par leur popularité. L'Allemagne et les États-Unis sont ses principales destinations actuelles, tandis que l'Italie, l'Autriche et la Suisse offrent un potentiel supplémentaire.

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