Agence spatiale européenne
 

Rédaction
8 février 2007

Le leadership français sur l'Europe spatiale est menacé par l'essouflement de l'effort des pouvoirs publics dans ce domaine, regrette l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Si la France a conservé sa première position en Europe en termes d'effort public pour l'espace, avec 1,4 milliard d'euros (34,2% du total européen), "la dynamique n'est pas en sa faveur", souligne ce document. "Depuis 2000, la France (...) décélère ses efforts spatiaux, au contraire de ses partenaires et néanmoins rivaux européens". Ses dépenses publiques pour l'espace ont diminué en moyenne de 1,6% par an, alors qu'elles augmentaient de 1,1% par an en Allemagne, de 4,1% par an en Italie et de 6,1% au Royaume-Uni. L'Italie pèse désormais 20% de l'effort européen pour l'espace et le chiffre d'affaires de ses industriels est passé en moins de dix ans de 13,8% à 16,6% des ventes totales du secteur. "Tout se passe comme si l'Italie avait tiré parti de la crise pour se renforcer", commentent les parlementaires. Troisième contributeur européen, avec 18,6% du total, l'Allemagne a connu une évolution similaire. "Le spatial allemand se renforce à un rythme qui pourrait notablement s'accélérer sous l'action du chancelier, Mme Angela Merkel, qui a marqué son intérêt pour le spatial à plusieurs reprises". Dans leurs recommandations, députés et sénateurs de l'OPECST préconisent notamment le vote d'une loi de programmation spatiale sur dix ans, une révision immédiate du contrat pluri-annuel du Centre national d'études spatiales, l'augmentation de la part nationale du budget du CNES de 8% par an, et l'octroi d'une ligne budgétaire non affectée permettant au CNES de répondre aux nouveaux projets de l'Agence spatiale européenne (Esa)

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