
Jean-Jacques Cordival annonce qu'il va porter plainte contre le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
Le secrétaire général du SNPCA-CGC, Jean-Jacques Cordival, a déclaré sur Europe 1, dans l'émission de Christine Kelly, son intention de déposer plusieurs plaintes contre Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.
M. Cordival accuse le député Horizons d'avoir déformé ses propos tenus sous serment lors de son audition et d'avoir évoqué publiquement un « parjure » de sa part. Il envisage notamment des actions pour diffamation et faux en écriture publique. « Le président de la commission a menti », a-t-il affirmé, dénonçant une instrumentalisation de ses déclarations.
Cette escalade intervient à peine après la publication du rapport Alloncle, qui clôt les travaux de la commission. Au cours de ses auditions, le représentant syndical avait vivement critiqué la gestion de France Télévisions, pointant du doigt des dysfonctionnements financiers, des rémunérations excessives et des pratiques de gouvernance contestées. Ses interventions ont contribué à alimenter le débat sur la réforme nécessaire du service public audiovisuel.
Contacté, l'entourage de Jérémie Patrier-Leitus n'a pas encore réagi officiellement à ces annonces.
Le président de la commission d'enquête, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), fait lui-même l'objet d'accusations croisées qui soulignent l'ambiguïté de sa position. À gauche, les députés LFI et PS, dont Aurélien Saintoul et Ayda Hadizadeh, lui reprochent un « revirement de dernière minute » et un « retournement de veste », l'accusant d'avoir favorisé l'extrême droite en votant finalement pour la publication du rapport Alloncle alors qu'il semblait initialement pencher pour l'abstention. À droite, au sein du camp du rapporteur Charles Alloncle (UDR), des voix dénoncent également ses manœuvres présumées, notamment un activisme en coulisses pour tenter d'enterrer le texte avant un changement de cap. Malgré ses dénégations fermes - il invoque un choix de principe en faveur de la transparence et refuse toute instrumentalisation -, ces critiques venues des deux bords contribuent à brouiller l'image d'un président dont la ligne ne paraît pas toujours claire.
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