Intelligence artificielle (IA)
 

L'UER fixe trois priorités pour la gouvernance de l'IA

Carlos PIRES
10 juillet 2026 à 11h20

L'UER a appelé à la mise en place de cadres de gouvernance de l'IA qui reconnaissent les médias de service public comme des piliers de confiance et qui imposent aux entreprises d'IA une responsabilité concrète et exécutoire concernant l'exactitude des informations générées, les règles de confiance en ligne et la sécurité des enfants.

Ce message a été présenté à Genève lors d'un événement parallèle au Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA, en partenariat avec la Fondation Abeona, le Global Trust Challenge et la Fondation 5Rights.

Luis Jiménez (Eurovision News, UER) a averti que les entreprises d'IA s'interposent désormais entre les rédactions et le public, rendant invisibles les mécanismes traditionnels de responsabilisation journalistique. Cette inquiétude survient alors que la confiance du public dans l'information chute à 37 %, son plus bas niveau depuis 2015, tandis que 10 % des personnes interrogées utilisent désormais des chatbots d'IA pour s'informer. Une remise en question des médias est plus qu'urgente mais ces derniers préfèrent mettre en cause les IA.

Une étude UER-BBC (2025) a montré que 45 % des réponses des assistants IA testés présentaient des problèmes majeurs, dont 31 % liés aux sources et 20 % liés à l'exactitude.

Marie-Ève Nadeau (Fondation 5Rights) a souligné que les enfants adoptent l'IA générative trois fois plus vite que les adultes, alors que leur sécurité est largement négligée. Selon l'OCDE, les signalements d'incidents liés à l'IA concernant des enfants ont doublé entre 2022 et 2025.

Elle appelle à ce que les systèmes d'IA destinés aux enfants soient démontrés sûrs, précis et bénéfiques avant leur mise sur le marché.

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