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Un lanceur russe Soyouz, emportant le satellite météorologique européen MetOp, a décollé jeudi à 16H28 GMT depuis le centre spatial de Baïkonour (Kazakhstan), mettant fin à une série de cinq essais avortés, a-t-on constaté lors de la retransmission de l'évènement au siège de l'Agence spatiale européenne à Paris (Esa). MetOp, le satellite d'observation de la Terre le plus complexe jamais construit, emporte treize instruments, dont les scientifiques attendent une moisson de données sur le changement climatique en cours et une amélioration de la qualité des prévisions météorologiques entre deux et cinq jours. Le satellite devrait arriver en orbite au bout d'une heure et huit minutes de vol, alors qu'il survolera le pôle Sud. S'effectuera alors la séparation entre Metop et le dernier étage du lanceur, le nouvel étage Fregat. Entre-temps, le vol devra avoir passé plusieurs étapes critiques: largage des propulseurs d'appoint, séparation du deuxième étage, largage de la coiffe, séparation du troisième étage, allumage des moteurs de Fregat. MetOp doit être placé en orbite polaire, c'est-à-dire qu'il fera le tour de la Terre en survolant les deux pôles. Il suivra une orbite basse, entre 800 et 850 kilomètres de hauteur, soit 43 fois plus près de la Terre que les satellites géostationnaires qui fournissent les services de télécommunication. Une fois MetOp parvenu en orbite, les techniciens au sol devront engager le déploiement des panneaux solaires qui fournissent son énergie au satellite. Selon l'Esa, il s'agit là de l'étape la plus délicate de la mission. L'opération devrait être conclue deux heures environ après le tir. MetOp, qui devait initialement être mis sur orbite le 17 juillet, a connu cinq reports, dont le dernier en date, mercredi, a été expliqué par la présence de vents violents en altitude au dessus de Baïkonour. Auparavant, le lancement avait connu une série de petits pépins liés principalement à l'installation d'un nouveau banc de contrôle au sol à Baïkonour, selon Jean-Yves Le Gall, directeur général de Starsem, la société franco-russe qui assure la commercialisation des vols de Soyouz. La fusée Soyouz qui emporte MetOp est un engin de nouvelle génération, dont l'électronique a été modernisée pour lui permettre une plus grande capacité d'emport. Elle avait déjà été tirée une fois avec succès, mais depuis la base de Plesetsk (à 800 kilomètres au nord-est de Moscou) qui possède depuis quelque temps un banc de contrôle moderne.
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