
La NASA a annoncé l'abandon de son projet de station spatiale en orbite lunaire Lunar Gateway, au profit de la construction d'une base de 20 milliards de dollars directement à la surface de la Lune.
L'agence spatiale américaine prévoit également d'envoyer un vaisseau spatial à propulsion nucléaire vers Mars d'ici la fin de la décennie.
Jared Isaacman, nommé directeur de la NASA en décembre par le président Donald Trump, a présenté une série de réorientations du programme lunaire Artemis. Parmi elles figurent l'envoi de davantage d'atterrisseurs robotisés sur la Lune et la mise en place de technologies d'énergie nucléaire pour des opérations durables à la surface.
La NASA a également annoncé son intention de lancer avant la fin de 2028 un vaisseau baptisé Space Reactor 1 Freedom, destiné à tester une propulsion nucléaire électrique avancée dans l'espace lointain. Une fois arrivé sur Mars, l'engin déploiera des hélicoptères pour explorer la planète rouge.
La station Lunar Gateway, déjà largement construite par Northrop Grumman et Intuitive Machines via sa filiale Lanteris Space Systems, devait servir de plateforme orbitale pour les missions Artemis. Sa reconversion en base lunaire représente un changement majeur de stratégie.
« Il ne devrait surprendre personne que nous suspendions le programme Gateway sous sa forme actuelle et que nous nous concentrions sur les infrastructures permettant des opérations continues à la surface lunaire », a déclaré Isaacman lors d'un événement au siège de la NASA à Washington, en présence de délégations étrangères, d'entreprises et de journalistes.
Cette décision laisse planer des incertitudes sur la participation future du Japon, du Canada et de l'Agence spatiale européenne, trois partenaires clés qui avaient accepté de fournir des modules et équipements pour la station orbitale.
-
1
-
1
-
1
-
3
-
2
Pour lire les commentaires et participer, vous devez vous identifier.
Connectez-vous ou devenez membre pour participer et profiter d'autres avantages.










